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Bassuru Cie (Jeu terminé) La vengeance peut être douce... Ou beaucoup moins...
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Lord Raspoutine Disparu(e)

Inscrit le: 01 Nov 2006 Messages: 91
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Posté le: Mar Avr 17, 2007 10:35 pm Sujet du message: |
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Etrangement, Lord Raspoutine se surprenait, alors qu'il aurait dû se trouver au spectacle, bière et pop corn à l'appui, à une étrange agitation . Trop réveillé, pour ainsi dire ; il ne tenait pas en place ou du moins lui fallait-il toute sa discipline légendaire ( quoique faillible, il l'avait prouvé un peu plus tôt dans la soirée mais on a dit on en parle plus . ) Non pas qu'il se trouve embarrassé du comportement de son patron, c'est-à-dire, c'était un étrange embarras ...
Il s'aperçut que depuis plusieurs longues secondes son regard était fixe et le ''sentit'' pour ainsi dire briller ; l'alcool, songeait-il, l'alcool plus les calmants ... attention tout de même ... et à cet instant il réalisa que de se corriger ainsi intérieurement, il avait commencé à se mordiller la lèvre d'un air coupable ... quelle idée de ressembler autant à ... n'importe quoi, oui ! maintenant on arrête les mines et on se tient bien . Et Monsieur Nicolavitch qui léchait le sang qui avait été projeté jusqu'à son visage, oh my god . A le voir s'en délecter, ça semblait soudain délicieux . Ce type transfigurait tout ce qui pouvait se passer alentour, c'était assez dingue ce genre de magnétisme ... Si seulement il pouvait le lui voler, si seulement il se permettait d'en être jaloux ! Pour l'heure c'était l'humiliation pleine et entière de l'hypnose et malgré tout ce qui lui restait de raison valide et audible, ce reste assez maigre somme toute lui criant de conserver une attitude plus professionnelle, il s'y livrait davantage d'instant en instant . Il en oubliait presque de prendre des photos ; mais ç'aurait été tellement dommage .
''Pourquoi on ne fait pas ça plus souvent, Monsieur Nicolavitch ?'' laissa-t-il échapper d'une voix basse, en dévorant des yeux la courbe dessinée en traits mouvants et sombres, bouillonnants étrangement, à la surface de la tête suppliciée . Il mit un instant à réaliser qu'elle était morte .
''Monsieur Nicolavitch,'' répéta-t-il un peu stupidement . Il était très ennuyé, le jouet avait cassé trop vite, alors qu'ils s'amusaient si bien . Mais mieux valait sans doute prévenir son patron avant qu'il ne renouvelle sa frappe sur ce qu'il n'était plus qu'un cadavre . Il y a des gens, Raspa le savait d'expérience, qui détestaient se trouver par surprise dans ce genre de situation dégradante . ''Faudrait peut-être que je fasse disparaître le corps maintenant ? En chemin je vois si j'en trouve une autre ?'' proposa-t-il d'un ton carrément nerveux à présent, en se levant du siège où il s'était accoudé au dossier pour suivre l'action comme un gamin à la veillée . _________________
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Leif Nicolavitch Disparu(e)

Inscrit le: 31 Oct 2006 Messages: 42
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Posté le: Mar Avr 17, 2007 11:55 pm Sujet du message: |
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Leif tourna légèrement la tête vers l'arrière, sans vraiment faire attention à ce que lui disait réellement Raspa, il se sentait griser non pas par l'alcool ou par la cocaïne qu'il avait pris un peu plus tôt. Il était saoul de cette odeur qui flottait dans la pièce, il entendait le sang qui tombait sur le sol après avoir dégouliner le long du gant d'argent. Il était comme un fauve attiré par l'odeur du sang, il regardait le corps sans vie qui se trouvait devant lui, peut être avait elle lâché prise trop vite ou alors était ce lui qui avait été trop rapide. La seule chose évidente était qu'elle lui ressemblait plus à lui à présent plutôt qu'à elle, il ne retrouvait plus rien de sa sœur dans ce visage déchiré, personne ne pourrait la reconnaître de cette façon c'était une évidence.
Un étudiant tué dans des circonstances accablantes… homo phobie… mobile… aucun témoin. Les journaux se déchaînait sur la mort de Chris, Leif lisait le journal comme tous les jours et ne s'attachait guère plus à cet article qu'à un autre, même si cela lui rappelait des souvenirs. Cette dernière soirée avec lui avait été si… ce torse, ce visage… disons que c'était loin d'être la pire! La main ganté qui frappe ce visage, les griffures sur le torse sanguinolent, les cris de douleur mêlés à ceux de plaisir. Le russe s'était littéralement nourri de lui, son corps son sperme, son sang, il avait pris tout ce qu'il pouvait jusqu'à sa vie. On ne quittait pas Leif autrement que par sa main.
Il se retourna complètement et alla vers Raspa, il le toisa un instant avant de lui répondre, il était encore perdu dans ses pensées. Leif s'avança vers son homme de main, retira le gant et le posa sur la table.
" Tu t'occuperas de ça plus tard! Pas de filles ce soir! "
Son accent était à couper au couteau comme toujours mais il semblait plus prononcer encore qu'à l'accoutumer. La tête lui tournait tant le désir s'était emparé de lui, il avait besoin de posséder quelqu'un et il était loin d'être d'une patience exemplaire. Le russe commença par enlever ce qu'il y avait de superflu en haut et observait à nouveau son homme de main à présent torse nu. Il passa ses longs doigts souillés de sang sur la poitrine de Raspa avant d'y passer la langue. Le russe lécha un de ses doigts avant d'en glisser un autre dans la bouche de Raspa.
" Goûtes ça!" souffla-t-il à son oreille qu'il se mit à mordiller doucement. |
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Lord Raspoutine Disparu(e)

Inscrit le: 01 Nov 2006 Messages: 91
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Posté le: Mer Avr 18, 2007 10:38 am Sujet du message: |
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Les cheveux raides du jeune latino bouillant d'autrefois se hérissaient sous leur teinture métallisée, comme se manifeste un fantôme sous l'emprise d'une invocation . Quand Lord Raspoutine ( un nom de cheval de course, se dit-il brusquement, ce qui faillit lui arracher un rire mécanique ) avait rencontré le regard que tournait enfin sur lui l'homme jusque-là trop absorbé dans sa tâche, quand il avait senti ce regard ses mains s'étaient mises à trembler .
Une crise ? Il le redoutait depuis le début de cette terrible soirée, mais son coeur venait de faire un bond dans sa poitrine, parce que ce n'était pas une crise du tout, il n'y aurait pas d'ennemi à détruire pour combattre par l'adrénaline et la focalisation les effets déshinibiteurs des calmants, il n'y aurait surtout pas de perte de conscience, au contraire il lui semblait qu'un nouveau sixième sens s'éveillait en lui à chaque instant tandis que se rapprochait la grande ombre sacrée, qui le paralysait toujours de ce regard d'état second . Bloqué sur place le gangster ne pouvait plus que le contempler avec une admiration éperdue, proche de la terreur, mais ses yeux revenaient malgré lui se river sans cesse aux marques sur le cou de Monsieur Nicolavitch, sous les cheveux qui venaient onduler comme des serpents étincelants sur le sable de sa peau . Alors il ferma les yeux, il n'en avait pas besoin pour le sentir avancer irrémédiablement et le supplicier d'un contact fugace . Ils étaient si proches à présent, il n'y aurait eu qu'un pas à faire pour qu'il sente battre ce coeur de bronze dont dépendaient sa vie et sa raison ... Son visage qui s'était incliné en arrière dans une attitude de soumission ravie revint dévisager en face Leif Nicolavitch .
La station debout devenait tangente sous ce besoin dévorant de se raccrocher à lui, d'éprouver sa réalité . Un violent désespoir le submergeait, comme à chaque fois que s'élevait en lui l'envie vaine et irréalisable d'effacer le souvenir du jour où Anouschka avait failli le tuer, d'effacer ce jour lui-même du cours du temps, de l'écraser jusqu'à le réduire à néant entre les forces affrontées de leurs deux corps embrassés . Il ne pouvait se saisir des lèvres sanglantes qui défiaient les siennes, il ne pouvait refermer ses bras sur ce torse pâle et délié ; le feu ardent qui consumait son regard était déjà un grave manquement à son rôle d'obéissance . Tout en se disant cela, n'empêche qu'il l'avait fait . Il avait saisi son maître à bras-le-corps et le parcourait de ses mains tremblantes en plaquant ses lèvres chaudes et sa joue glacée contre les siennes . Il maudit intérieurement son traitement trop puissant, soit qu'il soit la cause de cette faiblesse, soit qu'elle soit en lui et qu'il ne suffise pas à la maîtriser . De toute façon ça allait quand même pas être de sa faute !
Et puis Monsieur Nicolavitch avait eu à boire, lui, et Raspa non, on ne peut quand même pas reprocher à un homme de lutter pour sa survie ! L'une de ses mains était venue se placer sur les marques, instinctivement, s'y replaçait comme pour comprendre, et il murmura d'une voix rauque tout en bataillant de l'autre avec sa fermeture éclair : ''Je mériterais qu'on m'étrangle avec une main d'acier .'' Son regard qui ne cillait pas disait que ça lui semblerait normal et qu'il ne songerait même pas à se défendre . Tout ce qui venait de Monsieur Nicolavitch était un honneur . Malgré tout son entraînement, Raspa ne serait jamais le plus fort en voyant les choses ainsi, bien sûr ... à la rigueur pour rire il pouvait faire mine de se poser la question ; mais dans une telle proximité il pouvait d'ores et déjà constater que Monsieur Nicolavitch était un peu plus grand que lui . _________________
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Leif Nicolavitch Disparu(e)

Inscrit le: 31 Oct 2006 Messages: 42
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Posté le: Jeu Avr 19, 2007 10:42 am Sujet du message: |
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Leif avait déjà fait appelle à lui pour ce genre de "service", il était évident qu'il n'avait aucun mal à avoir ce qu'il lui plaisait quand il lui plait mais le sang avait un effet presque hypnotique sur lui. Mais ce genre de victime était si rare qu'il en ressentait plus d'excitation encore, sentir qu'on le prenait ainsi à bras le corps, ses lèvres que l'on posait contre les siennes sans oser les ouvrir, tout cela ne faisait qu'ajouter à son enfièvrement. Il reçu une petite décharge électrique quand ses lèvres rencontrèrent celles de son homme de main mais il ne se laissa pas distraire par un détail aussi insignifiant. Le russe le laissa faire lorsque il sentit sa main venir se poser sur son cou, là même où il sentait encore une légère brûlure. Il ne put s'empêcher de sourire en coin en entendant la réflexion qu'il lui fit, Leif ne comptait pas se séparer de lui, du moins pas d'en l'immédiat. Il était certain qu'il n'était pas prêt d'oublier ce qui s'était passé un peu plus tôt dans la soirée mais pour le moment son intérêt était tout autre.
" Ne dis pas de bêtises, Raspa !"
Leif voulait que son esprit ne soit orienté que par une seule et unique chose, Lui ! Il ne permettrait pas que le sujet dévie vers autre chose que ce à quoi il s'attendait, il savait pertinemment qu'il aurait toujours le contrôle de ce cher Lord Raspoutine tant il semblait l'idolâtrait. Il laissait ses mains explorer le corps de son amant occasionnel, son torse et son dos se teintaient de rouge, cela ne le rendait que plus désirable aux yeux du grand russe. Le communiste se pencha vers son homme de main et posa sa bouche sur la sienne à nouveau, sa langue passe avec légèreté sur le pourtour de ses lèvres avant d'en forcer légèrement l'entrée et de s'y insinuer.
Son habituel calme impénétrable et froid avait laissé place à un désir ardent, et même si le sang avait un effet troublant sur sa personne, il commençait à avoir envie de trouver un endroit plus confortable. Il quitta les lèvres de Raspa pour aller vers son cou, léchant par moment, mordillant par endroit, embrassant par instant, descendant puis remontant vers l'oreille. |
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Lord Raspoutine Disparu(e)

Inscrit le: 01 Nov 2006 Messages: 91
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Posté le: Ven Avr 20, 2007 6:57 pm Sujet du message: |
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''A vos ordres,'' murmura dans un souffle l'homme subjugué . Il était comme la proie entre les anneaux du serpent, comme cette fille plus tôt sous le charme puis à sa merci totale, il ne comprenait pas qu'on puisse être autrement face à cette aura qui se dégageait du blond terrible sous sa chevelure de lion aux pointes teintées du sang de son festin, magnifique, brûlant comme la glace, glorieux comme le Mal . Autrefois pourtant, alors qu'il était enfant ... La pensée interdite ne fit que l'effleurer et en sentant se crisper involontairement ses doigts contre la nuque inflexible Raspa relégua aussitôt ce terrain dangereux dans le domaine des rêves . C'était bien un ordre qu'il avait reçu là, et il ne comptait pas s'y dérober ; non, ses désirs étaient des ordres et il était trop heureux que ses ordres soient l'expression d'un désir ; l'alcool qui battait dans ses veines le réduisait en lave de l'intérieur et l'empêchait de réfléchir plus loin .
Rien n'était plus éloigné de son esprit que d'assurer la sécurité ; ça, c'était vraiment le signe que le réveil serait difficile . Enfin à l'échelle de Raspa bien sûr ; il clignerait une ou deux fois de plus avant de bondir préparer le café, voilà tout . Ah oui, et se débarrasser de la fille bien sûr, il l'avait déjà oubliée cette fois ... ou peut-être que Monsieur Nicolavitch le renverrait dehors dans le froid accomplir cette macabre tâche, ennuyeuse à traiter seul, après ? La simple pensée de ce mot ''après'' et de tout ce qu'il recouvrait lançait de violents frissons à travers tout l'épiderme de l'innocente victime consentante .
Dans cet état second qui le rendait capable de trucs légérement plus exatrvagants que sa norme habituelle, pour dire les choses gentiment, il s'était emparé de toutes ses forces des lèvres revenues tourmenter les siennes, et qui avaient naturellement eu raison de sa belle discipline ainsi qu'elles y visaient de toute évidence . Durant un instant il demeura absorbé dans l'exploration assidûe de cette bouche adorée qui dispensait la vie et la mort, et se teintait pour l'heure d'un rouge plus enivrant que tous les alcools forts de la terre . Dans un réflexe de combattant il maintenait fortement la tête et les reins de son employeur comme s'il risquait de s'éloigner, de le frustrer au dernier moment de ce désir de se fondre en lui qu'il lui avait pourtant instillé comme un poison violent . Une de ses cuisses passa entre celles de Leif tandis qu'il le repoussait vers le premier meuble venu, en l'occurence la table à laquelle était toujours fixé le cadavre aux yeux béants . En s'écartant du baiser pour reprendre son souffle, Raspa dont les yeux s'étaient allumés d'une lueur de folie ricana en se léchant les lèvres :
''Vous n'avez pas peur de choquer cette jeune fille, monsieur ?''
Que son patron fasse mine de le prendre au sérieux et il pousserait sans difficultés le jeu jusqu'à arracher l'autre oeil de la morte ; ce serait vite fait et il savait que sa technique impeccable était une des rares supériorités qu'il avait toujours sur ce mafieux de Nicolavitch ; et ce n'était pas une question de ne jamais faire les choses soi-même, Leif venait de prouver qu'il en était parfaitement capable . En y repensant Raspa était assez chaviré ce qui donnait à son petit numéro de terreur des quartiers louches une dimension de vulnérabilité mal dissimulée . _________________
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Leif Nicolavitch Disparu(e)

Inscrit le: 31 Oct 2006 Messages: 42
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Posté le: Mar Mai 08, 2007 9:47 pm Sujet du message: |
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L'odeur du sang qui commençait déjà à sécher mêlé à celle du métal qui se mélangeait à son corps rendait Leif plus passionné que jamais, il laissait faire son homme de main. S'allongeant à moitié sur la table, et alors qu'il jetait un coup d'œil furtif au corps inerte cloué à la table, Raspa se permit cette plaisanterie que d'autre trouverait sans doute de mauvais goût. Le russe ne prit pas la peine de répondre et eut juste un sourire qui signifiait qu'il laissait son amant occasionnel continuait ce qu'il entreprenait.
Ses longs cheveux étaient à présent teintés de rouge sur les pointes, le sang avait coulé sur une grande partie de la table et on pouvait entendre les gouttes tombaient à intervalles irrégulier sur le sol. Leif se laisser totalement aller et fait extrêmement rare il laissait son autorité loin de lui, se devait bien être les seuls fois où il se sentait réellement libre. Il ne sentait plus aucun poids sur ses épaules et malgré ses fantasmes de domination, Nicolavitch appréciait de ne pas avoir à diriger ses ébats là et Raspa était le seul en qui il avait suffisamment confiance pour cela.
Il en oublia jusqu'à l'existence de sa sœur, danseuse effréné qui tournait la tête de tous les hommes qui osait poser les pieds dans ce qui lui servait de lui de travaille. Beauté diaphane pourtant plus flamboyante qu'un bûcher, enflammant chaque homme, parfois même les femmes, qui posait son regard sur elle, même Raspa ne restait pas indifférent. Il la détestait pour avoir poser les mains sur lui mais il ne restait pas indifférent, personne ne le pouvait, quoiqu'il en soit ce soir là, le russe laissa cette image s'échapper de son esprit pour ne garder que l'enivrement du moment. |
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Lord Raspoutine Disparu(e)

Inscrit le: 01 Nov 2006 Messages: 91
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Posté le: Jeu Mai 10, 2007 3:43 pm Sujet du message: |
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C'est certain, comment être indifférent ? Dans son ivresse légérement hallucinatoire, il ne faisait que reprendre le corps de Nicolavitch à celle qui avait osé y toucher, qui y touchait continuellement rien qu'en se permettant de lui ressembler, d'exercer la même fascination . Tout comme il avait rêvé le lui reprendre en détruisant méthodiquement la pâle copie conforme sans vie à leurs côtés . Il était tout sauf indifférent, il aurait pu la casser en deux d'un seul coup s'il l'avait tenue à sa merci tant en cet instant il idôlatrait la beauté ténébreuse de son chef, s'enthousiasmait de tenir à sa merci ce qui pour tous les autres était un pur cauchemar . Il est vrai que Nicolavitch ne pouvait se comporter avec lui comme avec le reste du monde, quoique sa toute-puissance soit identique : à Raspa il ne pouvait rien prendre, parce que d'office Raspa lui donnait tout .
''Vous êtes vraiment très beau,'' s'extasia-t-il maladroitement mais avec une sincérité désarmante en dévorant des yeux chaque centimètre de peau qui apparaissait sous les vêtements repoussés . ''Vous êtes le roi, je sais pas comment vous faites . Aucun homme n'est beau comme ça . Aucune femme non plus .''
Rien que le regard dont s'accompagnaient ces mots prononcés distraitement, rien que le timbre oppressé de la voix donnaient la traduction en langage d'amants ordinaires : j'ai envie de toi, comme j'ai envie de toi ... Pourquoi avait-il fallu qu'il lui parle de son frère, pourquoi avait-il riposté en lui lançant inconsciemment une effigie de sa soeur dans les pattes ? Que de temps perdu depuis ce regard échangé au bar tandis qu'ils buvaient tranquillement, baignés dans la musique assourdissante, mais maintenant ils étaient seuls et le monde alentour avait intérêt à la fermer .
Raspa avait achevé de retirer ses vêtements à Leif et le contemplait avec une adoration un peu inquiétante pour qui n'y était pas habitué . Il posait ses mains sur lui comme sur une statue d'un grand musée juste avant que les alarmes ne se déclenchent et que ne commence la course-poursuite . Le fanatique dans toute sa splendeur, quoi . Un instant c'est à peine s'il osait bouger de peur de rompre le charme, et l'instant d'après il se jetait comme un affamé sur ce corps si souvent interdit par les aléas de la vie d'affaires .
''Vous avez besoin de vous détendre,'' chuchota-t-il d'un ton pressant en nouant ses bras à la taille inclinée dont il redessinait sans fin l'élégante musculature . ''Ensuite on pourrait aller nager dehors, par exemple . Et les chambres, je ne sais même pas où sont les chambres . Il faut me la faire visiter, cette maison .'' Et ensuite il ne dit plus rien parce qu'il avait la bouche occupée mais on ne peut pas réellement considérer qu'il se tenait tranquille ... en plus ce grand malin ne trouvait rien de mieux à faire que de poser sa joue métallique contre le creux de l'aine de Nicolavitch . Mais dans un sens on peut aussi se dire que si Nicolavitch avait quelque chose contre l'aspect cyborg de son homme de main, il y a un bout de temps qu'il l'aurait viré ... _________________
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Leif Nicolavitch Disparu(e)

Inscrit le: 31 Oct 2006 Messages: 42
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Posté le: Mer Mai 16, 2007 10:59 pm Sujet du message: |
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" Une chose à la fois!"
Leif ne réussit pas à en dire d'avantage, il se refusait de pousser un râle disgracieux et se contenta d'un soupir appuyé accompagné d'un frisson électrique au contact de la joue métallique sur sa cuisse. Un souffle brûlant s'emparait de son corps, la drogue et l'alcool faisait leurs effets, ils décuplaient ses sensations mais aussi ses envies. Ses mains allèrent se poser dans les cheveux de son homme de main mais le laissa aller au rythme qu'il avait convenu. De légères perles de sueur commencèrent à apparaître sur son torse, ses yeux se fermèrent et il acheva de se laisser aller et s'allongea totalement sur la table lâchant ainsi la tête de ce cher Raspa.
Le russe ne pouvait empêcher son corps de réagir en aillant de léger soubresaut de temps à autre, Raspa ne ressemblait décidément à aucun autre de ses amants. Il se perdait totalement dans ses caresses qui semblaient se faire plus violente, il ressentait son besoin de s'approprier son corps. Il n'y avait réellement qu'entre ses mains que Leif se sentait l'âme d'un objet désiré et si difficile à obtenir.
Raspa avait alors l'apparence d'un enfant qui se laisse dépasser par l'euphorie du moment, le besoin de s'approprier non sans une certaine violence l'objet tant convoité mais Leif savait aussi que cela passer il se calmerait et prendrait plus de temps pour apprécier ce qu'il a entre les mains. C'était à ce moment là qu'il se sentait l'âme d'un dieu, il donnait et refusait ce que bon lui semblait, il pouvait assouvir son désir ou le frustrer. Il ne craignait aucune représailles de la part de son homme de main, il était si manipulable dans ces moments là.
Leif se releva et se mit sur les coudes pour observer Raspa d'un œil salace, en se passant la langue sur les lèvres et en laissant échapper de menus soupirs. |
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Lord Raspoutine Disparu(e)

Inscrit le: 01 Nov 2006 Messages: 91
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Posté le: Jeu Mai 17, 2007 9:54 am Sujet du message: |
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Wow, c'était génial . Il se laissait complètement aller, qu'est-ce qu'il était beau comme ça ... La seule lumière au milieu de toute cette nuit . Mais quelle lumière ! C'était un coup à vous faire renoncer au soleil, et c'est ce qu'il avait fait . Mais au fur à mesure qu'il lui faisait du bien la lumière devenait un homme et petit à petit cette image commençait à remplacer l'autre, l'idole enfin capturée, la sirène qu'on a enfin achevé de pourchasser à travers les sept mers tourmenté par son chant parfait . Sous sa langue ce qui frissonnait c'était bien les chairs d'un homme et ce dont s'emplissaient sans fin ses mains avides, jamais satisfaites, c'était une peau vulnérable et qui lui semblait douce et fragile comme celle d'une jeune fille arrachée à son couvent inaccessible .
Et si c'était un homme, et non un dieu, il pouvait le prendre tout entier dans ses bras . Mettant fin à regret à sa manifestation d'absolue vénération il attacha son regard fixe et trouble à celui que lui adressait son chef, et rampa vers son visage, souple comme un serpent, frôlant son corps de toutes parts, de son torse, de ses bras, de ses jambes, résistant un dernier instant encore - le temps de repousser la pression intolérable de ses propres vêtements qui menaçaient de précipiter la réaction de son corps, sous le frottement provoqué par les moindres mouvements - avant de l'attirer de nouveau dans une étreinte passionnée .
Ce n'était pas la quête de contact désespérée de quelques minutes auparavant . C'était une confirmation . Comme je suis à vous, en cet instant, vous êtes à moi . Il y avait une application soudaine dans ses gestes que seules de très solides certitudes pouvaient lui donner dans un pareil état d'excitation . C'était celle du virtuose qui maîtrise son instrument pour en tirer le meilleur, alors même qu'il s'en émerveille à chaque instant, sans se laisser distraire par sa perception décuplée du réel en cet instant d'exception qu'il recrée inlassablement ... jusqu'à se laisser submerger, bien sûr, mais il était encore loin d'atteindre une quelconque limite .
''Je vous écoute . Quelle chose à la fois ?''
Pas de Monsieur Nicolavitch . L'aurait-il vraiment appelé Monsieur Nicolavitch ? Mais l'insolence était dangereuse et il préférait se taire . Il laissa une seconde le corps sous lui résister à son poids qui semblait vouloir l'écraser contre la table, le réduire à merci, mais ce n'était qu'une plaisanterie, immédiatement il prit appui sur ses paumes de part et d'autre du torse que gonflaient des inspirations assez profondes, ce qui était relativement flatteur . Ses bras tendus fléchirent lentement et sa bouche revint errer sur l'idole apprivoisée, s'attaquant directement aux points les plus sensibles sur cette carte étudiée si assidûment qu'il la connaissait par coeur, les yeux fermés . Cette frappe chirurgicale s'accompagnait d'une manoeuvre de sous-marin assez sournoise consistant à comparer par le contact les preuves de leur désir, ce qui était à double tranchant ; son souffle s'accéléra brutalement et ses dents mordillèrent peut-être un peu plus violemment qu'il ne l'aurait souhaité tandis qu'un son étouffé lui échappait, révélant sans gêne aucune son infériorité totale sur le plan du self-control par rapport à Leif . _________________
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Leif Nicolavitch Disparu(e)

Inscrit le: 31 Oct 2006 Messages: 42
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Posté le: Jeu Mai 17, 2007 11:44 pm Sujet du message: |
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L'odeur du sang séché dans ses cheveux, cette langue qui fouillait sa bouche, caressant chaque point sensible comme s'il s'agissait du seul endroit qu'il ait jamais visité. Raspa explorait son corps chaque fois avec l'assiduité d'une première fois, il avait le don de faire paraître le moment comme unique. C'était une chose que même Leif savait apprécier à sa juste valeur peut être même un peu plus en ce moment précis, le sang, l'alcool, la drogue et ses gémissements, Dieu que cela le rendait fou.
Il gardait les yeux ouverts tout le temps, à l'affût de chaque mouvement, de chaque souffle. Le russe continuait ce long baiser avec une intensité qu'il dévoilait rarement en dehors de l'intimité et sans doute jamais en dehors de son homme de main. Leif posa une de ses mains sur le dos du tueur puis descendit vers l'une de ses fesses qu'il se mit à caresser puis à masser sous le coup de l'excitation.
" D'abord ici… puis la chambre et peut être la piscine… si je te laisse sortir."
Il avait mordillé la lèvre inférieure de Raspa avant de décoller légèrement les lèvres pour lui annoncer le programme de la soirée. Le russe reprit presque aussitôt le baiser qu'il avait interrompu, avec avidité comme s'il avait soif de son serviteur dévoué. L'image lui paraissait très appropriée lorsqu'il pensait à Raspa, celui là était prêt à tout pour lui mais il lui fallait quand même punir ce qu'il avait fait un peu plus.
Une pensée furtive traversa son esprit, cela lui plaisait, cela lui plaisait même beaucoup. Punir par ce qui l'avait amené à la faute. Oui! C'était parfait! Son baiser n'en fut que plus passionné encore, sa main lâcha son fessier pour venir s'agripper à son dos, entra ses ongles dans la chair de son homme de main. Il avait besoin d'être rassasié une première fois et vite, ensuite il prendrait son temps comme il avait l'habitude de la faire. Ensuite il étancherait ses autres soifs, celles qui demandaient de la subtilité et de la patience pour arriver à un moment de pure extase. |
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Lord Raspoutine Disparu(e)

Inscrit le: 01 Nov 2006 Messages: 91
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Posté le: Ven Mai 18, 2007 10:21 am Sujet du message: |
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L'impatience de Nicolavitch était une merveille que Raspa s'accorda un instant pour savourer avant d'y céder, comme il s'était délecté, en un éloquent murmure d'approbation contre la peau salée de son torse pâle, là où il revenait continuellement guetter la chamade du coeur, des dernières paroles de son chef . Ne me laissez jamais sortir, c'était ça l'idée, et même si les sons étaient indistincts, il ne fallait pas être sorcier pour ressentir l'enchantement de l'homme de main à cette amusante perspective . Accrochez-vous à moi plus solidement encore . A cet instant comme une réponse de désir à désir il sentit les griffes du lion à visage d'ange qui s'appropriaient sa chair ; un cri silencieux le cabra brusquement tandis que l'air s'engouffrait dans ses poumons, la sensation du drogué qui sent entrer l'aiguille . ''... ça me va, on commence par ici et maintenant, et après, vous savez que je vous suis ...'' Empoignant l'homme à bras-le-corps sans lui laisser loisir de répliquer, leurs virilités dures glissant brûlantes entre les muscles de leurs cuisses, il le jeta à terre ou plutôt se jeta à terre avec sa prise et sans même lutter se coucha, comme on se couche aux jeux de cartes : je me rends, tu es le plus fort - un rite barbare des meutes anciennes qui vivait dans le sang battant à leurs tempes - je veux que tu sois le plus fort, obéis ! et encore plus fort que ça ; réduis-moi à néant, sans quoi jamais n'espère me voir lâcher prise .
Malgré ses mâchoires serrées un cri franchit ses lèvres à l'instant d'affronter le pal de chair . Surtout dans l'état où tout cela l'avait jeté Nicolavitch était loin d'être une petite pointure et quoi qu'il en soit, la violence du mouvement que son dévoué serviteur imprima lui-même le redressa tout entier comme sous un coup de sabre . Une expression de triomphe envahit ses traits ravagés, comme si ce seul instant était le salaire de sa longue soumission de chaque seconde, et il défia son maître du regard, le plaqua au sol par les épaules et lança les premiers coups de reins en dévorant des yeux, de ses lèvres gémissantes les réactions qui traverseraient son visage autour duquel s'étalait une cascade de cheveux superbes . Tout son être était là à crier : tu ne me fais pas peur, et la douleur indéniable et délicieuse comme l'aiguille au toxico roula au long de sa joue pour aller se perdre sur la bouche enflammée de son partenaire . Un instant durant quelque chose qui ressemblait à de l'amour davantage qu'à la passion des corps transperça de l'intérieur le regard de l'oeil unique . Raspa espéra sourdement que c'était passé inaperçu, la chose pouvait sembler inopportune même si pour une nature indifférente ce n'était guère qu'une caresse de plus, d'un genre différent, mais qui se donnait de même que le reste et sans appeler davantage de contrepartie .
Heureusement bientôt tous ces détails se furent perdus dans le double halètement qui montait et emplissait le salon d'accents divers, aux sauvages harmonies . Un moment durant, la tête tournée par l'ivresse, avant de reprendre un tant soit peu ses esprits et de contenir ses mouvements, le garde du corps, tout comme son chef le clouait au milieu du ciel, papillon des enfers écartelé sur les étoiles qu'il voyait distinctement danser, lui-même le cloua au sol puis il réalisa qu'il risquait de lui faire mal et bascula brusquement sur le côté en l'entraînant, pour interposer la force vive et souple de son corps de ninja entre le corps adoré et les aspérités du sol . Un besoin immense secouait le dominé tout entier, brillait sur son visage luisant à la clarté fantômatique de l'écran qui distillait toujours des images sanglantes et avait l'air ainsi de clignoter au ralenti . Plus il approchait de la satisfaction, plus il lui semblait en être frustré ; des mots mis sur cette marée montante qui rugissait dans ses veines auraient été trop forts, presque effrayants ; seul le son brisé de sa voix s'en faisait donc l'écho . _________________
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Leif Nicolavitch Disparu(e)

Inscrit le: 31 Oct 2006 Messages: 42
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Posté le: Dim Mai 20, 2007 10:11 am Sujet du message: |
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Leif restait l’esclave de la volonté de son homme de main pourtant celui-ci semblait ne pas s’abandonner totalement à leurs ébats, tout à fait exquis d’ailleurs. Le russe aurait cependant préféré rester sur le marbre froid à subir les assauts de Raspa sur sa colonne de chair, il ne se retenait plus de gémir à présent. Il sentait son corps se faire envahir par des sensations si agréables et sans aucun doute si rare pour le mafieux, Leif ne se laissait pas aller à ce qui était incontrôlable habituellement.
Ses bras musclés se posèrent de part et d’autre du corps de son amant, son regard restait impérieux malgré tout, c’était là une chose qui ne changeait jamais pour ainsi dire, si ce n’était que pour passer d’impérieux à totalitaire. Ses cheveux teintés de rouge formaient par endroit des mèches séchées collaient entre elle et tombaient le long de son visage pour venir caresser le torse de Raspa, ils encadraient son visage comme pour l’éclairer un peu de cette lumière diaphane qui tombait sur leur deux corps en sueur. Il était comme un lion affamé incapable de calmer sa faim, quand il disait qu’il ne laisserait peut être pas sortir Lord Raspoutine, Leif ne mentait pas.
Ses lèvres dévoraient littéralement le corps de son homme de main, mordant par endroit le torse glabre, laissant ses mains parcourir de haut en bas les flancs et les cuisses, s’accrochant et griffant de temps à autre. Il reprenait les choses en main comme si la position l’amenait inconsciemment à cet état de fait, ses hanches allaient et venaient entre ses cuisses ouvertes, offert comme une femme pourrait le faire. Entièrement et sans aucune concession, il acceptait tout du russe qui ne cessait de prendre, de s’approprier son désir, son plaisir, son corps et tout le reste mais contrairement aux autres à qui il faisait subir le même sort, Raspa pouvait en faire autant.
Leif se donnerait à lui tout autant qu’il lui avait prit, il se souvenait l’avoir fait avec ce cher Chris avant qu’il ne le déçoive. Le plaisir n’en avait été que meilleur certes mais il en avait prit encore plus quand il avait fallu le tuer, il avait mit bien plus de temps que cette poupée désarticulée. Son corps était entièrement lacéré quand il en avait eu fini et pourtant il vivait encore, Leif n’avait pas pu s’empêcher et les râles de douleur agonisant de Chris n’avait fait que l’exciter davantage. Il l’avait pris jusqu’à l’épuisement totale de sa victime, dommage que cela l’amena tout droit à la mort. |
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Lord Raspoutine Disparu(e)

Inscrit le: 01 Nov 2006 Messages: 91
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Posté le: Lun Mai 21, 2007 6:00 pm Sujet du message: |
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Si un journaliste inconscient ( ou peut-être enclin une fois bourré à faire des paris débiles ) s'était mêlé de demander à Raspa ce qu'il voulait dans la vie, il aurait été bien incapable de mettre un mot dessus ( et sans doute que de dépit il aurait buté le type, ce qui motive ma remarque ci-dessus . ) C'est à dire, il le savait, mais ça n'avait pas de nom . Et à ce moment-là il l'avait . Ce mélange explosif et grisant de sentiments et de sensations dont il ne savait plus si ils appartenaient à Monsieur Nicolavitch ou à lui-même ... Bien sûr, on pouvait considérer que même en l'état normal des choses Monsieur Nicolavitch lui témoignait une confiance et une sorte de bienveillance exigeante, si l'on peut le résumer ainsi, qu'il ne lui avait jamais vu offrir à quiconque . Cela, c'était son minimum vital ; sans, il serait mort, et je n'exagère pas . Peut-être pas instantanément, mais il se serait dévoré lui-même de l'intérieur, désespéré de combler ce vide qui aurait brûlé son coeur comme un arsenic . Tout ce qu'il voulait, c'était Monsieur Nicolavitch . Pourquoi, voilà encore une bonne question . Là, le journaliste repartait en petits sachets séparés comme dans la guerre des gangs du quartier chinois . Comme s'il fallait une raison pour n'avoir comme but dans la vie que ces syllabes magiques : Monsieur Nicolavitch .
Enfin là, en le voyant crispé et sublime au-dessus de lui, sa chevelure roulant comme un ressac sur la pierre polie de ses pectoraux marqués de coups de griffes en neige sur ivoire, il avait un élément de réponse : Monsieur Nicolavitch existait . Lui-même n'était qu'un fantôme à côté de ça, et le reste du monde, même pas un ramassis de mirages ; lui, il existait vraiment . Il lançait une lumière resplendissante qui en cet instant semblait le transpercer de l'intérieur et emplissait de lave en fusion le corps enveloppant de l'homme de main ; on ne peut pas dire que ce dernier se laissait faire sans réagir, il s'enroulait comme un serpent sans craindre d'entraver la vigueur de frappe de son chef, avec ses bras, avec ses jambes, noués comme des lianes, comme autour d'une planche de salut au milieu de la tempête . De longues ondulations secouaient tout son corps avec régularité sans qu'il donne un seul signe de faiblesse même lorsque de violents frissons vinrent éteindre le flot incohérent de ses paroles entre leurs lèvres . Il frappait le sol comme pour entrer tout vivant dans les flammes de l'enfer et ses yeux fermés laissaient sourdre de loin en loin une larme de plaisir souverain que sa langue venait cueillir, assoiffée par l'effort fourni et toujours multiplié . Dans son bonheur complet, il ne criait plus lorsqu'un coup contre son muscle intime faisait approcher l'extase, mais poussait des plaintes entrecoupées lorsque la pression en lui se relâchait le temps que son amant se retire .
Il avait perdu la notion du temps et ne réalisa à quel point il en était qu'en sentant malgré sa résistance les muscles de son ventre, qui n'était plus qu'une boule de nerfs électrisés, se contracter avec une force qui ne laissait aucune équivoque sur ce qui allait se passer . Sa bouche chercha l'air et son oeil se rouvrit hagard et étincelant avant qu'un dernier coup d'oeil sur la violente beauté de son compagnon n'ait définitivement raison de lui ; lançant ses bras autour de son torse sculptural, il l'écrasa contre lui comme pour y disparaître, avec un gémissement sourd, plein d'une rage animale et d'une dévotion quasi mystique, ce qui si vous observez bien se rejoint plus souvent qu'on ne le pense . Ses jets de semence fusaient à bout portant contre le ventre de Leif tandis que ses dents entraient dans sa peau, il ne voyait pas tellement de différence entre cette façon de jouir et celle qui serait donnée à l'homme qu'il serrait entre ses bras, c'était tout autant une prise de possession même s'il l'avait d'abord vécu uniquement comme un acte de soumission absolue . Les deux lui allaient et de toute façon ne faisaient qu'un dans son besoin radical de partager l'existence de Leif, à tous les sens du terme . D'ailleurs son désir ni ses mouvements effrénés ne déclinaient pas, et il se sentait toujours aussi dur tandis que son bassin tout entier caressait et pétrissait de plus belle le membre en lui, comme sa voix même caressait et encourageait Leif, pour l'entraîner à sa suite dans ce gouffre de chaude satisfaction . _________________
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Leif Nicolavitch Disparu(e)

Inscrit le: 31 Oct 2006 Messages: 42
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Posté le: Mar Mai 29, 2007 12:57 am Sujet du message: |
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Leif se laissa tomber sur lui alors qu'il le prenait à bras le corps, il le sentit jouir contre lui et ne put retenir un gémissement entre douleur et plaisir quand les dents de Raspa se plantèrent dans sa chair. Mais son corps réclamait plus encore et c'était comme si les mouvements de son corps étaient mémorisés, incontrôlables, il entrait et sortait avec une violence brûlante de passion mais contre lui il ne sentait pas la colonne de chair se ramollir. Bientôt ce fut à lui d'atteindre le point culminant de cette étreinte, refermant sa mâchoire sur l'épaule de son homme de main une fois de plus.
Le russe finit par poser sa tête sur son épaule, il était épuisé et en même temps il sentait qu'il n'était pas encore rassasié et il sentait que c'était également le cas pour Raspa mais il leur fallait à tous deux un moment afin de récupérer. C'était un état de faiblesse qui d'ordinaire n'était visible de personne, Leif trouvait toujours le moyen de ne pas avoir à montrer cela. Bien souvent il ne jouissait même pas avec ses partenaires, il leur faisait atteindre cet état orgasmique et leur demandait de partir ou quittait lui-même les lieux pour terminer la chose, seul.
Mais avec Raspa c'était différent, celui là n'irait jamais parlé ou alors il veillerait à ce qu'il soit mort peu de temps après. C'était quelqu'un en qui il pouvait avoir confiance pour ce genre de chose, tout ce qui pouvait entacher sa réputation ou sa personne de près ou de loin Raspa l'éliminait. Partant de cela il était facile de comprendre qu'il vouait une haine profonde pour la seule qu'il n'avait pas réussi à tuer et Leif qui ne lui laissait pas ce plaisir.
Il se retira de ce corps accueillant et captura à nouveau les lèvres de son homme de main avant d'amener sa bouche près de son oreille.
" Peut être serait il préférable de continuer dans un endroit plus confortable."
Là-dessus il se leva et parti en direction des escaliers situés dans le hall d'entrée, il n'avait pas prit la peine de se rhabiller et ses longs cheveux tachés de sang couvrait son dos presque entièrement et effleurait sa peau à chacun de ses pas. Il gravit les escaliers, ouvrit la première porte à sa droite et entra dans une chambre où trônait un lit à baldaquin en bois sombre, le reste des meubles étaient encore sous des draps et on pouvait deviné la forme d'un secrétaire ainsi que de quelques fauteuils et d'une table basse un peu plus loin. Leif tira sur le couvre lit avant de s'allonger parmi les coussins qui ornaient la couche. |
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Lord Raspoutine Disparu(e)

Inscrit le: 01 Nov 2006 Messages: 91
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Posté le: Mar Mai 29, 2007 9:54 pm Sujet du message: |
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Les bras en croix, écartelé de bonheur et de plaisir, la victime consentante était restée un moment sur le carreau, comme on dit ; la voix de son maître agit comme un électrochoc, et il se redressa vivement, chancelant juste à peine, couturé de marques de morsures, de suçons et de griffures, le regard enflammé d'une ivresse inconnue des buveurs dans laquelle il semblait décidé à continuer d'avancer, jusqu'au coma au moins .
''Tout de suite,'' acquiesça-t-il d'une voix pressante comme un ordre . L'apparition s'éloignait déjà dans les ombres de cette maison inconnue et il la suivit comme on poursuit un rêve, tâtonnant dans les ténèbres, guidé par cette crinière lumineuse, magique comme la Toison d'Or . Il croyait parfois le rattrapper et sentait cogner à ses tempes la fièvre de le saisir, de le plaquer contre la rampe au détour d'une marche ... parfois même il tendait la main mais la silhouette était plus vive et continuait de monter et de lui échapper, jetant un vertige dans son cerveau égaré . Une sorte de terreur superstitieuse, qui n'avait plus rien à voir avec le respect qui lui nouait la gorge et le maintenait à sa place en temps ordinaire, retenait de toute façon son geste au dernier moment . Une petite voix qui lui chuchotait avec insistance : ''c'est trop beau pour être vrai .'' Sa foi mystique la martelait de coups répétés sans jamais parvenir à la tuer complètement .
Elle reprit son ampleur lorsqu'il découvrit la chambre . Cette fois il resta tétanisé un peu plus longtemps . Un tableau parfait, qui lui donna envie de courir chercher son appareil photo et lui rendit la gorge sèche ... il n'osait pas entrer dans le tableau, et restait tendu et vibrant de désir à promener son regard muet sur ce lit surgi de l'ombre et le corps qui s'y alanguissait merveilleusement, trop sublime même pour provoquer . Lorsqu'il s'approcha, ce fut d'un pas raide ; il semblait céder à une force invisible qui l'appelait irrésistiblement . Arrivé devant le lit il s'arrêta de nouveau et respira profondément, après avoir eu le souffle coupé et la volonté détruite ... maintenant il la retrouvait décuplée, il voulait Nicolavitch si fort que cela faisait mal . Sans même s'en apercevoir il porta la main à son sexe tandis que sa langue venait humecter ses lèvres sèches et brûlées de baisers interdits .
Quelque chose brisa le charme, il ne réalisa pas vraiment quoi ; peut-être un nouvel ordre, peut-être simplement la faiblesse de l'ivresse ... il prit appui des deux mains sur le lit et d'un mouvement soudain se glissa aux côtés de l'autre homme autour duquel il noua ses bras dans un élan instinctif, avec une sorte de cri étouffé, comme quelqu'un qui essaye de retenir ses larmes, lorsque leurs peaux se rejoignirent . Il se fondit de nouveau dans une étreinte possessive comme si celle qui avait précédé l'avait laissé sur sa faim et parvint à se calmer un peu, et à reprendre la lucidité nécessaire pour aligner quelques mots construits .
''Excusez-moi, il fallait que je vienne près de vous, j'ai froid sinon,'' expliqua-t-il d'une voix mal assurée, sans faire mine de se reculer d'ailleurs . Il parlait comme s'il avait tant bu que son cerveau fonctionnait à deux vitesses ; celle qui pensait et celle qui contrôlait ses actions . Il ne racontait pas n'importe quoi, d'ailleurs ; il avait vraiment froid . Eh bien il serait dans un bel état demain ... la piscine, c'était vraiment une étrange idée ; mais par une inexplicable connection avec son maître et seigneur, il se sentait attiré par cet espace, au bord duquel il avait cru apercevoir une silhouette fantômatique ... pour l'heure en tout cas, la moindre escapade de reconnaissance était au-dessus de ses forces . _________________
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