Lucile Cleophee Serveuse du FelClub

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Posté le: Mar Fév 26, 2008 12:15 am Sujet du message: Lucile Cleophee |
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Nom : Cleophee
Prénom : Lucile
Age : 22 ans
Caractère psychologique : Il ne faut pas se fier au sourire qu’elle affiche dans un cadre purement professionnel. En réalité, le forfait est limité ; froide et inaccessible, Lucile n’aime pas qu’on s’impose à elle et n’hésite pas à jouer la carte du mutisme ou de la jeune fille désagréable pour s’épargner une compagnie qu’elle ne souhaite pas. Solitaire et à l’orgueil mal placé, elle n’est pourtant pas du genre à attaquer autrui, et le message adressé est clair « Tu me laisses tranquille et j’en fais autant en retour. » Cependant, et éventuellement, attention à la manière dont vous l’abordez. Beaucoup se sont improvisés psychologues « Ca se voit que tu as souffert, et je comprends ta douleur », et elle n’a, dès cet instant, eu aucun remord à se montrer cassante et odieuse, ceci sans le moindre avertissement au préalable. Vous l’aurez compris, avec Lucile, ça passe ou ça casse. Dans le second cas, se rattraper est on ne peut plus difficile, sans pour autant être impossible. Elle se trouve être légèrement ironique et cynique sur les bords.
Physique : Les yeux marron sont toujours grand ouverts, et l’un d’eux est généralement dissimulé sous un voile de mèches rousses. Peau pâle, toute de noir vêtue et loin d’être plantureuse, Lucile n’est pas ce qu’on pourrait appeler un monstre de la beauté et de l’originalité. C’est une jeune femme que l’on remarquerait simplement pour son attitude étrange, que l’on aborderait alors que, dans un sourire forcé, elle prend la commande de clients agités. Elle n’est pas féminine, mais plutôt sauvage et on voit qu’elle ne vit pas dans le but de plaire. Elle ne dépasse pas le mètre soixante-cinq, et a une affection particulière pour les bottes plates en dehors du travail. Elle ne se pare d’aucun bijou, ni d’aucun fard. Autrement, rien de notable dans l'allure générale, Lucile est décontractée malgré une certaine crispation intérieure.
Histoire : On n’a pas idée de combien le fait d’être insatisfaite chez une femme peut entraîner de très graves conséquences sur les enfants qu’elle finit par mettre au monde. Miranda Cleophee, épouse d’un riche homme d’affaire parisien, n’a, en effet, jamais su se contenter de l’immense empire qu’elle possédait. Pourquoi ? Parce que cet empire, en réalité, ne lui appartenait pas. Eh oui, quitte à avoir de l’argent, autant être indépendante par la même occasion, mais malheureuse fut la jeune femme qui ne put jamais s’assurer de solides ressources. Oh, ce n’était pas faute d’avoir tenté. Elle, ce qu’elle aurait voulu, c’était devenir mannequin. Rien que ça ! Miranda était plutôt jolie : visage rayonnant, sourire bright +3, corps aux courbes harmonieuses… et un mètre cinquante-quatre. Bruit de disque rayé et maintes tentatives pour grandir, la jeune femme ne parvint jamais à réaliser son rêve : elle devint serveuse dans un bar branché, après avoir refusé, par simple orgueil, les nombreuses opportunités de travail que lui proposait parfois son époux. Eh ! Elle possédait désormais un travail trouvé toute seule, pas la peine d’étendre encore plus le pouvoir du mari, hein. Miranda resta dans cette situation quelques années, jusqu’à se faire engrosser à l’âge de vingt-sept ans. Horreur ou joie ? Disons que c’était plutôt mitigé. Miranda avait partiellement perdu sa silhouette de rêve, mais… elle venait de donner naissance à une fille, qui reçut au visage tout l’amour maternel dont était capable la jeune femme. C’aurait été presque attendrissant si cet amour n’avait pas caché un dessein bien plus stupide. « Boh, elle réussira là où j’ai raté. »
Kof kof, Lucile Cleophee, destinée à devenir mannequin réputé de son pays, même plus loin encore. Et Miranda en avait la volonté. Elle nota quelques repères à partir de ses maigres souvenirs : son premier cycle, l’apparition de ses seins, lorsqu’elle avait arrêté de grandir, pour finalement calquer toute sa vie sur celle de sa fille, en espérant pouvoir la contrôler. Et après elle voulait que Lucile réussisse là où elle avait échoué ? Cherchez l’erreur. L’incrédulité se marqua bien vite sur le visage de la petiote, alors que le regard de la mère fixait toujours l’emplacement d’une poitrine qui ne poussait PAS. Premières inquiétudes. Et le père dans tout ça ? Ben, il s’en fichait un peu. Lui, il se contentait de jouer son rôle de fontaine/pompe à piécettes.
A quinze ans, Lucile entra au lycée, filière littéraire parce que les maths ça puait, et empocha brillamment son bac juste avant d’entrer dans l’ère de la soi-disant majorité. Pour accompagner l’heureux événement, la satisfaction de Miranda : Lucile atteignait désormais le mètre soixante. Rien n’était perdu ! « Mais la poitrine, c’est pas ça, quoi. Et tu pourrais pas sourire un peu ? » Gn. Le comportement de Lucile aurait pu passer pour une crise d’adolescence tardive, alors qu’il n’en était rien. Elle ruminait dans son coin, regrettait la présence d’une mère compréhensive et un minimum intelligente, la présence d’un père aussi, et allait même jusqu’à construire des plans foireux simplement pour les froisser. Dans le genre devenir serveuse. Et ainsi sacrifier ses années d’études. Sa mère l’en crut incapable, et ce fut ZE truc en trop. Lucile quitta la maison, après avoir tiré de son père quelques liasses de billets, pour aller s’installer dans le Sud de la France. Miranda fit une crise de nerfs en apprenant qu’elle y était devenue serveuse, la somma ensuite de revenir à la maison, laquelle répondit, par email, qu’une mère ne portait pas attention à sa fille selon son tour de poitrine (putain de bonnet D qu’elle aurait parfaitement pu avoir en passant sur le billard). Et le père dans tout ça *bis* ? Dans un éclair de lucidité, il trouva la situation plutôt ridicule. Pour ne pas dire très ridicule. Il récupéra sa fille par la force, interdisant à Miranda le moindre commentaire. Seulement voilà, il ne fallait pas oublier l’orgueil infernal de Lucile, ainsi que son esprit parfois pervers. Après tout, son père n’avait-il pas de quoi les faire vivre jusqu’à la fin de leurs jours ? Oh bien sûr, elle essaya de suivre des études, mais abandonna bien vite, sans doute par flemme, mais aussi car il n’était pas facile de travailler dur en sachant que Papa était la poule aux œufs d’or de la famille, et que même en cas de divorce, celui-ci serait contraint à l’entretenir un minimum. Puis, fallait bien l’avouer, Lucile et la quête de la satisfaction professionnelle, ça faisait deux. Le temps passa, et rien de particulier n’arriva, si ce n’est un déménagement aux Etats-Unis, une sévère dépression de Lucile, qui se mit à fumer, et une casserole d'eau chaude malencontreusement renversée sur son épaule gauche. Vous devinez la suite. Là encore, elle se retrouva « plus au Sud » (pas à l’Ouest, c’est déjà ça. Hem.), envoyée par son père à Los Alamos, la ville relaxante par excellence, selon lui. Toujours en rogne contre sa mère, Lucile, égale à elle-même, insista pour entrer en service au FelClub. Simple histoire de vengeance, se disait-elle. Puis, elle avait encore le temps.
Lucile occupe donc seule un petit appartement, sous le regard lointain mais bienveillant de Papa, qui la fait surveiller sans qu’elle ne le sache.
Poste : Serveuse au FelClub.
Autres : Elle fume et a la cicatrice légère d’une brûlure qui lui recouvre toute l’épaule gauche. _________________ « Quand on me parle d'une femme cultivée, je l'imagine avec des carottes dans les oreilles et du cerfeuil entre les doigts de pied. » |
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