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Bassuru Cie (Jeu terminé) La vengeance peut être douce... Ou beaucoup moins...
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Louise Hardwich Fondateur de Bassuru Cie ~ Admin

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 123
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Posté le: Dim Nov 05, 2006 4:24 pm Sujet du message: De panne en café... [LIBRE] |
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Dans le bureau de Louise cet après-midi-là, il s'était soudainement mis à faire tiède, et puis frais, et puis l'atmosphère était devenue froide, pour finir par carrément glaciale.
Le directeur de Bassuru Cie avait mis un temps fou pour s'en rendre compte, car étant complètement absorbé dans une petite pile de dossier qu'il s'était promis de compulser dans la journée même, après avoir repoussé cette tâche durant deux jours.
Non content de couper le chauffage, cette bête installation s'était si bien déreglée que la climatisation s'était enclenchée sans que les rapides tripotages de Louise ne changent quoi que ce soit !
Après deux ou trois tentatives de manoeuvrage du thermostat, il avait quitté la pièce ou régnait quasiment un froid assez intense pour reloger une famille d'ours polaires.
Mais enfin, que se passait-il dans ce bâtiment ?? Il eut la réponse une fois dans le couloir : dans le bâtiment, rien du tout... Le chauffage fonctionnait correctement.
C'était détraqué seulement dans son bureau. C'était déjà ça de pris.
Il entra dans un des bureaux annexes non occupés, prit le téléphone, et appela la première société de plombiers-chauffagistes sur le numéro de laquelle il mit la main. Ceux ci promirent de venir dans la journée, ce qui était parfait.
Après avoir donné les coordonnées de l'agence et raccroché, courageusement, Louise affronta le froid de son propre bureau pour aller chercher ses dossiers... Ce n'était tout de même pas une température indécemment basse qui allait l'empêcher de travailler, tout de même...
Mais euhm.. Pas dans son bureau.
Louise longea les couloirs, pensant qu'il allait s'installer dans un bureau vide... Mais en passant devant la salle de réunion, il en poussa la porte. Cette grande pièce lui plaisait davantage, parce qu'il allait pouvoir étaler ses documents autant que possible sur la grande table qui occupait le centre, et surtout parce qu'il y avait une grosse cafetière ; un café brûlant serait franchement le bienvenu après sa virée sur la banquise.
Il largua la pile de feuilles sur la grande table, et s'intéressa au cas cafetière, puis le laissa couler, allant lui s'asseoir sur l'une des chaises.
Il était possible qu'il y ait du passage, mais ce n'était pas gênant, au contraire. Ce qu'il avait entre les mains n'avait rien de super-top-secret-ultra-confidentiel. Il en feuilletta rapidement un, mais il fut promptement temps d'aller chercher le noir breuvage qui était censé le réchauffer.
*Les tasses... Où sont les ta.. Ah ben oui, à côté, forcément...*
Deux minutes plus tard, il posait la tasse pleine sur la table, attendant patiemment que le liquide refroidisse pour ne pas ajouter aux catastrophes de la journée une langue brûlée...
[LIBRE]
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Dorian Martins Disparu(e)

Inscrit le: 02 Nov 2006 Messages: 20
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Posté le: Lun Nov 06, 2006 7:26 pm Sujet du message: |
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Dorian venait tout juste d'arriver au siège de la compagnie Bassuru, après quelques déboires avec son autre patron. Ce dernier lui reprochait son manque de diplomatie et son peu de chaleur humaine. Personne n'était parfait, que voulez-vous? Dorian lui avait répondu par le silence, et un regard givré à travers ses lunettes de glace. Il était ensuite retourné à son boulot, commençant par vérifier le compte en banque de sa cible. Cette femelle de trente-six ans, à laquelle il avait volé quelques menus bricoles... Son compte était plutôt bien garni à vrai dire. Dorian était venu à l'agence pour arranger cela. Les ordinateurs de la compagnie avaient un accès sécurisé et leur IP était pratiquement indéchiffrable, en plus de changer régulièrement.
Martins passerait certainement sa fin d'après-midi à effectuer des virements du compte de sa cible vers la Suisse, puis les Bahamas, ensuite le Luxembourg, sans oublier les Iles Caïmans. Avant d'attérir dans le compte de son commanditaire. En partie seulement. Dorian ne se servirait pas personnellement, mais créditerait Bassuru Inc. du mieux qu'il pourrait. Il leur devait bien ça, et il avait envie de fayoter en ce moment. Evidemment, il en informerait Mr Hardwich. Tiens en parlant du loup...
Que faisait-il dans la salle de réunion? Dorian venait juste de passer devant la porte, qui était restée ouverte. Hésitant, il entra finalement, pour voir le grand patron bosser ses dossiers dans la salle, dossiers étalés aux quatre coins de la table, pourtant immense. Il s'avança, faisant un peu de bruit pour ne pas surprendre Louise par sa voix. Il parla alors:
" Je sais bien que vous n'avez pas de compte à me rendre... mais pourquoi travaillez-vous ici? Il y a des travaux dans votre bureau? "
Dorian ouvrit de grands yeux, et s'avança encore un peu, notant avec un étonnement discret qu'il n'y avait que quinze chaises. D'habitude, il y en à dis-sept... Etrange. Dorian oublia rapidement ce détail, pourtant perturbant, et se reconcentra sur Louise Hardwich. Il avait pas mal de sympathie pour son patron, du moins pour celui-ci. L'autre était le croisé d'une peau de vache et d'un serpent. Finalement, il posa doucement son attaché-case sur le sol, restant poliment debout, et attendant une quelconque réponse de Mr Hardwich, bien qu'en réalité, il n'avait pas que ça à faire, et qu'il avait du boulot. Mais, je le répète peut-être, Dorian aimait bien Louise Hardwich. Il voulait vraiment savoir pourquoi ce dernier s'était exilé dans la salle de réunion pour travailler. Le compte de l'autre cruche pourrait bien attendre un peu non?
L'exécuteur remonta ses lunettes sur son nez, réfléchissant à ce qu'il allait réellement faire aujourd'hui pour commencer à pourrir la vie de Rebecca. Car c'était son prénom. Ce nom n'avait jamais évoqué que débauche, sensualité vulgaire et stupidité à Dorian. Quand il avait vu la dite Rebecca, il n'avait pas été déçu: il doutait même qu'elle monte réellement ses coups. Ce devait être de la chance perpétuelle, au vu de son QI... comparable à celui d'une huître défraîchie. _________________ Du bist was du isst...
Dernière édition par Dorian Martins le Mer Nov 08, 2006 9:24 pm; édité 1 fois |
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Louise Hardwich Fondateur de Bassuru Cie ~ Admin

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 123
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Posté le: Mer Nov 08, 2006 12:13 pm Sujet du message: |
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Louise venait de plonger à la fois dans sa tasse, et dans son dossier, lorsqu'un homme fit son apparition dans la pièce, avec une discrétion qui l'honorait, et qui lui fit lever les yeux vers lui. Il s'agissait à la fois d'un membre du Personnel Volontaire Spécial, et de l'une de ces personnes qui vous laissent une impression tenace et un peu floue.
Si Louise avait dû, au tout premier coup d'oeil, employer un seul adjectif pour définir ce qu'il lui semblait être de cette personne, il aurait dit : méthodique. Sans trop savoir si c'était le cas ou pas, mais c'était ainsi que d'emblée, il l'imaginait.
Ce qu'on pouvait dire à présent, c'était que c'était un agent efficace, et un bosseur également, puisqu'il couplait ses missions avec un emploi de banquier.
"Oh, eh bien, des travaux... Non, pas exactement."
soupira Louise en rejetant une liasse de feuillets pour en prendre une autre, tout en ajoutant.
"Du moins, pas encore, mais c'est imminent, j'attends les réparateurs : le chauffage a décidé de laisser sa place à la clim. D'ailleurs, si vous avez des surgelés à y entreposer, n'hésitez pas."
Louise se décida tout de même à esquisser un sourire, après tout ce n'était pas si grave, et certainement que cela l'amuserait beaucoup d'ici quelques jours... Ou pas. C'était une chance que ce fusse précisément Dorian Martins qui ait poussé la porte de la salle de réunion, car il aurait cherché à voir ce dernier d'ici peu. Evidemment, ce n'était pas le cadre idéal pour autre chose qu'une réunion au sens large, mais on ferait avec. D'un air engageant, il tapota le dossier d'une chaise.
"Vous tombez à pic... Êtes vous sur le point de partir, ou avez vous quelques minutes à me consacrer ?"
Il repoussa légèrement sa chaise pour se lever. Il n'aurait pas su dire, lui, combien de chaises il y avait hier, et combien aujourd'hui, parce qu'il ne comptait les chaises que lorsque c'était nécessaire. Si Dorian avait annoncé ça à voix haute, Louise aurait trouvé que c'était un drôle de passe-temps, mais l'aurait gardé pour lui. Il désigna d'un geste la cafetière et saisit une autre tasse à tout hasard en questionnant.
"J'ai fait du café, je pense qu'il est acceptable... Je vous en sers une tasse...?" |
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Dorian Martins Disparu(e)

Inscrit le: 02 Nov 2006 Messages: 20
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Posté le: Mer Nov 08, 2006 5:54 pm Sujet du message: |
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Apparemment, Dorian avait été assez discret pour ne pas déranger Louise Hardwich, qui travaillait exceptionnellement dans la salle de réunion. Plutôt inhabituel, et c'était cette raison même qui avait poussé Dorian à questionner son patron. Il lui demanda s'il y avait des travaux ou quelque chose de ce genre, mais ce ne fut pas le cas.
D'après les dires de Mr Hardwich, son bureau s'était transformé en fraiseur. Heureusement qu'il était sorti avant d'être totalement gelé, c'aurait été une grande perte. Son patron ajouta même avec un certain humour comme Dorian les aime, que s'il avait quelque chose à congeler, il n'y avait pas de problèmes. Martins répondit d'un ton neutre, le regard se tournant vers la droite, et l'air pensif:
" Hmm non. Je préfère les produits frais, en général. Ca a plus de goût."
Evidemment, Louise Hardwich ne s'attarderait pas sur une telle remarque, même si Dorian en doutait parfois. Oh, et puis que pourrait-il savoir de terrible: que Martins prenait souvent le temps de faire la chasse aux champignons sauvages dans les bois l'automne, et qu'il s'amusait à piller les champs de fraises l'été? Rien de bien grave tout cela...
Néanmoins, il y avait certainement quelque chose de grave, ou tout du moins important. Mr Hardwich trouva cela fort bien chanceux que ce soit Dorian qui l'ait trouvé en train de bosser dans la salle de réunion... mais pourquoi cela? Avait-il fait quelque chose de mal? Dorian n'était pas du genre à paniquer, mais il aimait se poser des questions, tout en anticipant certaines réponses. C'était sa méthode à lui pour ne jamais être pris au dépourvu. Il répondit poliment à son patron:
" J'ai tout mon temps pour vous, Mr Hardwich. Et je viens juste d'arriver de toute manière. "
Il n'allait pas lui conter toutes ses aventures et lui dire en détail ce qu'il comptait faire de son après-midi, mais si la fantaisie de lui demander, il s'exécuterait sans hésiter. Dorian était resté debout tout ce temps, posant juste sa serviette sur le sol, et Louise dut s'en apercevoir. Il lui proposa du café, que Dorian accepta avec un sourire discret et un hochement de tête. Sans vraiment attendre que Mr Hardwich lui dise, mais devinant qu'il pouvait le faire sans paraître insolent, Dorian s'assit sur une des chaises les plus proches du poste de travail de son patron.
Trois, quatre, cinq, six, sept. Sept feuilles étaient déposées devant lui. Il ne les lisait pas, les comptait seulement. Il n'en avait même plus conscience... c'était devenu un tic, un réflexe, une véritable partie de lui. Il comptait inconsciemment toute chose plus ou moins facilement dénombrable. Dorian n'est pas encore capable de compter le nombre de cheveux dans une mèche de cheveux, mais le nombre de billets dans une liasse donnée, ou des allumettes tombées sur le sol... ça il savait faire. _________________ Du bist was du isst... |
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Louise Hardwich Fondateur de Bassuru Cie ~ Admin

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 123
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Posté le: Ven Nov 10, 2006 12:38 pm Sujet du message: |
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Alors comme ça, Dorian Martins était un adepte du marché du dimanche matin... Impressionnant, avec l'emploi du temps qu'il s'imposait, rien que ses deux emplois devaient lui pomper un maximum de temps et d'énergie, surtout s'il se montrait aussi efficace dans l'autre.
Oui, le marché, c'était, davantage que les champs de fraises et les bois à champignons, ce qu'avait évoqué à Louise la réponse de Dorian concernant les surgelés.
Ce même Dorian fit élégamment savoir qu'il était totalement disponible dans l'immédiat... Avant d'enfin se décider à s'asseoir.
Diable, diable, que de convenances !
Louise se contenta de se retourner à nouveau vers sa cafetière amie pour verser la tasse de café que l'homme venait d'accepter. Ce dernier voudrait-il du sucre ? Dans le doute, Louise posa le récipient empli du liquide noir près de son destinataire, et fit glisser à sa suite la boî-boîte à sucre avant d'enfin reprendre place.
Ici aussi, il était bien loin d'imaginer que son visiteur s'était livré à un compte intensif de ses documents entre-temps. Aurait-il intercepté le regard de celui-ci frôler les feuillets étalés qu'il aurait attribué cela à une identification rapide de la nature desdits documents, ce qui n'avait aucune forme d'importance, même s'il ne les aurait pas semés dans la rue en chantant l'hymne national.
"Vous êtes sur une affaire actuellement, n'est ce pas ? Pensez vous finir ces prochains jours ?" demanda-t-il en repoussant de côté une liasse de feuilles.
Il espérait que ce fusse le cas, et aussi que Dorian ne choisirait pas cette période précisément pour prendre des vacances, car il avait autre chose à lui proposer, et, dès le premier instant, il avait immédiatement envisagé cette personne-là pour s'en occuper. Le feeling, une impression.... comme ça, allez savoir. Il exposa rapidement le pourquoi du comment à son vis-à-vis.
"J'aimerais vous en confier une autre dès lors que vous vous serez libéré de celle que vous avez en cours..." |
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Mikaël Syr Exécuteur Volontaire Spécial

Inscrit le: 05 Nov 2006 Messages: 29
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Posté le: Sam Nov 11, 2006 12:38 pm Sujet du message: |
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Tic, tic, tic, tic.... Petits pas le long du couloir, petits pas appartenant à une "jeune demoiselle" qui cachait bien son jeu... Toute propre dans ses habits de poupée, serrant un gros nounours tout doux tout soyeux dans ses petits bras... Qui eut pu penser qu'elle venait d'accomplir, encore une fois, une mission des plus glauques, telles que peu pourraient se targuer de l'avoir fait? Pas grand monde, certes...
Mikaël venait donc de revenir du travail qu'on lui avait réservé, travail qu'il n'avait encore une fois pas trainé à effectuer... Bien sûr avant de revenir à l'agence, il était passé se changer - dur dur de faire une boucherie sans se salir soi-même... - et avait aussi donné un peu d'eau à Monsieur Pompon qui devait mourir de soif après le festin qu'il venait de faire... Dans peu de temps, sans doute sa victime finirait-elle par se réveiller, puisqu'il n'avait pas eu le droit de la tuer... Ne se rappellant que vaguement du moment de torture qu'elle avait eu à supporter; ne se rappellant pas ou trop peu de son agresseur pour que cela soit inquiétant, sans doute irait-elle chercher de l'aide, et sans doute les médias ne pouvant laisser dans l'ombre un tel acte de barbarie, acte qui ameuterait les foules sans fautes, jaseraient... Et là, son commanditaire taxerait, si ce n'était pas fait d'avance.
En attendant, Mikaël avait un rapport à faire... C'est donc de son petit pas vif et adorable qu'il se dirigeait vers le bureau de Mr Hardwich, histoire de le prévenir du fait que l'affaire était classée... Il n'eut pas l'occasion d'aller dire bonjour aux pingouins qui entre temps avaient du s'installer dans le congelo de fortune en lequel le dit bureau s'était changé. Passant devant la porte ouverte de la salle de réunion qui aurait plus ou moins du être vide à ce moment, Mikaël détecta une silhouette bien connue... Silhouette appartenant à la personne que justement, il recherchait. Hm. Etrange de rencontrer Mr Hardwich ici, d'autant plus un Mr Hardwich nageant dans les dossiers qu'il avait "entreposé" sur la table qui semblait lui servir de bureau géant... Une colonie de blattes avait-elle investit son habituel lieu de travail pour qu'il le fuit ainsi? Ou alors quoi... Ou rien car de toutes les manières, le fait était que ce n'était pas ses affaires.S'arrêtant net d'avancer, Mikaël se tourna face à son supérieur, assis plus loin dans la salle, puis saluant ce dernier s'engouffra dans la pièce:
"Re-bonjour monsieur Hardwich, je viens p..."
Soudainement, Mikaël s'arrêta tant de parler que d'avancer. Il venait juste de remarquer que contrairement à ce qu'il l'avait cru au départ, Mr Hardwich n'était pas seul, mais bel et bien en compagnie de quelqu'un d'autre... Le dit quelqu'un n'étant autre que Dorian Martins, exécuteur volontaire spécial au même titre que lui, bien que leurs méthodes fussent... foncièrement différentes. Arf. Il semblait que Mikaël soit arrivé au mauvais moment. Tournant doucement la tête en direction de Dorian, il lui adressa un sourire finement poli, quoi qu'inquiétant, avant de reprendre la parole sur un ton distingué, doux et trainant tout à la fois:
"Oh... Et bonjour Mr Martins, je vous prie de m'excuser, je ne vous avais pas vu..."
Et de poser une petite main sur la tête de Monsieur Pompon, peluche du nom; de caresser doucement cette dernière, concluant pour les deux personnes qui lui faisaient face tout en laissant son regard perdre les airs enfantins qu'il avait adopté le temps de commettre son forfait:
"Il semble que je dérange... vous m'en voyez navré."
Pas parce que Mikaël n'était pas une personne fréquentable et était habituellement comparable à un glaçon vivant qu'il ne connaissait pas la politesse... Non, il était clair que cette dernière était un instrument bien utile lorsqu'on ne voulait pas faire de vagues ni se mettre inutilement les autres sur le dos. Ainsi Mikaël était-il quelqu'un de très poli... De la peluche que celui-ci portait consciencieusement dans ses bras, un petit cri aigu sortit. |
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Dorian Martins Disparu(e)

Inscrit le: 02 Nov 2006 Messages: 20
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Posté le: Sam Nov 11, 2006 5:59 pm Sujet du message: |
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Hum... Dorian allait aussi au marché. Il était assez matinal pour se lever tôt et aller à pied faire quelques emplettes. On aimait cuisiner, ou on n'aimait pas. Dorian adorait, et ne supportait pas les mauvais produits. Simple question de rigueur alimentaire. Evidemment, comme il ne sut rien des pensées de Louise, il n'ajouta rien, et se contenta d'attendre que ce dernier lui dise de quoi il retournait exactement.
Mr Hardwich lui parla alors d'une affaire. En effet, Dorian était sur une affaire, mais ce n'était pas ce genre de contrat qu'on remplit en deux semaines. Au moins un an devrait s'écouler avant que la cible ne paye. Cette Rebecca allait en baver, Dorian le lui avait promis. En attendant, il pourrait bien s'occuper d'une affaire plus urgente: il en informa donc son patron:
" En effet, mais je ne pense pas boucler ce dossier avant quelques mois. Je pourrais également m'occuper de cette autre affaire dont vous me parlez. Mes méthodes concernant ma cible actuelle s'apparente plutôt au harcèlement, j'ai donc du temps libre pour une autre. Au fait... "
Dorian n'eut pas le temps de finir qu'un bruit de pas se fit entendre. Il tourna la tête, sans changer cette terrible expression neutre, véritable non-expression, et vissa son regard glacé dans celui de Mikaël Syr. Il estimait vraiment ce collègue, bien qu'ils fussent très différents, tant moralement qu'au niveau des méthodes employées. Mais entre personnes bizarres, on devrait se comprendre, non? Dorian aimait bien Mikaël. Mais pas au point de lui sourire comme il l'avait fait à Louise: il garda son air dur et inexpressif. A la salutation polie et pleine d'excuses du garçon, il répondit simplement:
" Ca va, Mr Syr. "
Puis, le jeune garçon affirma qu'il les dérangeait. Peut-être pas... Cela dépendait essentiellement de Louise Hardwich. Ce dont Dorian voulait parler à l'instant supporterait bien la présence étrangère et pourtant familière de Mikaël. Il était comme lui Exécuteur Spécial, alors Martins ne voyait aucun inconvénient à poursuivre son discours sans tenir compte de sa présence:
" Je disais... Il y aura quelques rentrées d'argent sur le compte de la compagnie, dont vous ignorerez la provenance. Certainement quelque chose comme une banque suisse ou de Gibraltar. C'est moi la cause, ne vous en faites pas. "
Il marqua un temps de pause, avant de reprendre, après avoir respiré un bon coup:
" J'allais vider le compte de ma cible sur les ordinateurs à connexion sécurisée de la compagnie quand je vous ai trouvé. Cette femme est si matérialiste que la priver d'argent ne serait pas plus cruel que de lui arracher les yeux à mains nues. "
Si son ton n'avait pas varié pendant toutes ses déclarations, passé le mot 'cruel', Dorian était comme hystérique. Sa voix gagna quelques notes, et ses yeux s'emplirent d'une malice plutôt dérangeante. Ca faisait longtemps qu'il n'avait pas fait une belle saute d'humeur en bonne et due forme. Il se tourna alors avec ces mêmes yeux vers Mikaël avant de lui lancer:
" Alors ta dernière cible??? Elle a fini comment? En combien de morceaux! Envoie les détails! "
Le visage de Martins se déforma en un rictus sadique et cruel. Il voulait véritablement les détails, même si l'instant après avoir fini sa phrase, il se mettait dans une colère modérée:
" Oh et puis foutu Syr! A chaque fois c'est pareil! Tu pourrais changer de méthode nan? >< "
Finalement, Dorian revint à une pose plus neutre, sans aucune expression sur le visage. Comme si rien de tout ceci ne s'était passé. Evidemment, il avait conscience de faire ce genre de sautes d'humeurs souvent, et qu'elles étaient soit déstabilisantes, soit énervantes. Il espérait simplement que Messieurs Hardwich et Syr ne s'en formaliseraient pas. _________________ Du bist was du isst... |
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Louise Hardwich Fondateur de Bassuru Cie ~ Admin

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 123
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Posté le: Sam Nov 11, 2006 10:42 pm Sujet du message: |
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Louise venait d'expliquer à Dorian pourquoi il le retenait dans la salle de réunion. En réponse, celui-ci exposa à son tour quelques données tout à fait bonnes à savoir. La personne dont le banquier s'occupait allait apparemment bénéficier de son attention durant un bon moment, d'après ce qu'il en entendait. Cela éveilla sa curiosité, mais il se dit qu'un sujet à la fois était amplement suffisant lorsqu'il s'agissait de différentes affaires. De plus, il n'avait pas pour habitude de fliquer les faits et gestes des agents de Bassuru, se contentant de lire d'un oeil toujours intéressé leurs compte-rendus dès lors qu'ils en produisaient.
Les individus qu'il engageait étaient incroyablement... disparates, et généralement très capables, et Louise était enchanté de mener son agence sans avoir à jouer les chefaillons-inspecteurs des travaux finis. Bien entendu, parmi eux, il y en avait certains dont le passé était fort brumeux, et dont l'équilibre mental n'était pas totalement assuré. Mais, malgré qu'il lui arrivât assez fréquemment de se poser des questions au sujet de X ou de Y, il n'allait pas plus loin, n'entamait jamais aucune investigation. Tout autant qu'il passait outre la nature des rancoeurs de ceux qui faisaient vivre l'agence en payant afin d'obtenir satisfaction, il passait outre les éventuelles déviances, dans tous les sens du terme, des membres de son équipe... L'important était qu'ils soient efficaces, et, surtout, qu'ils ne perdent pas leur motivation, car c'eut été le meilleur moyen de perdre de bons éléments, déjà, et ensuite, avant cela, quer lesdits bons éléments se livrent à de grands états d'âme - ennemis numéro un dans ce travail. Pour cela, il ne surveillait pas comme une maitresse d'école, l'avancée des contrats des executeurs volontaires spéciaux, les laissant agir à leur guise et de la façon qu'ils jugeaient la plus adaptée à chaque cas. En revanche, il exigeait des résultats, et des comptes-rendus, essentiellement afin de satisfaire les commanditaires.
Bref, le Sillonneur des Marchés Bio, alias Dorian Martins, estimait qu'il pouvait tout à fait mener ces deux dossiers de front, arguant que son actuelle était surtout du travail de fond. Soit. Louise n'était pas sa nounou, et s'il voulait assurer un surcroît de travail, en sus rappelons le, de son autre emploi, et de la cueillette des champignons, eh bien qu'il en soit ainsi. Le directeur de l'agence doutait fortement que Dorian se charge de quelque chose qu'il n'aurait pas pu assumer. Il était sur le point de se mettre à chercher, dans sa pile, les informations dont Dorian aurait besoin, et, coupant l'ébauche de son mouvement, le 'Au fait', lui fit conserver son attention sur son interlocuteur. Cependant, cela n'alla pas plus loin, car la porte s'ouvrit, laissant apparaître une enfantine demoiselle au visage angélique... laquelle n'était ni une demoiselle, ni un enfant, et encore moins angélique.
En engageant Mikaël Syr, Louise s'était dit que son apparence serait à coup sûr un atout inestimable pour approcher les gens sans éveiller de soupçon ou de crainte, mais que peut-être, justement, sa constitution frêle d'enfant serait un handicap, par exemple face à un éventuel professionnel de type garde du corps ; il arrivait parfois que les cibles en aient... Eh bien Louise en avait été pour ses frais, car le jeune homme, sous les traits d'une petite fille, était encore là, totalement en vie, et remplissant ses contrats les uns après les autres, et pas de la façon la plus délicate qui soit.
Mikaël donc venait d'entrer, visiblement pour voir Louise, étant donné son entrée en matière, et ne s'aperçut qu'après-coup de la présence de Dorian. Intéressante convention hasardeuse, voilà donc dans la pièce, en compagnie de Louise, deux êtres à l'aura aussi étrange que glaciale, chacun dans son genre, mais assortis comme une paire de chaussettes de ski. Il répondit à la salutation du nouveau venu par un signe de tête alors que celui-ci s'adressait à Dorian, puis évoqua le dérangement qu'il crut causer ; mais qu'il entende les détails des affaires de Dorian n'ennuyait pas Louise, en intégrant Bassuru, chaque agent s'engageait en toute logique à observer le secret professionnel, concernant ses propres contrats et ceux dont il pouvait avoir connaissance d'une façon ou d'une autre, et si Dorian ne voyait pas d'inconvénient à ce que Mikaël soit présent, ce n'était certainement pas Louise qui poserait une objection. D'ailleurs, comme en écho à ses pensées, un couinement sembla valider le tout, rappelant au bon souvenir général que le plus petit des agents de Bassuru Cie, ce n'était pas Mikaël, finalement. Bien... Tant qu'il restait dans sa peluche... Oui bon enfin, ils ne gênaient, en l'occurence, ni l'un, ni l'autre. Il le précisa rapidement, voyant que Dorian Martins n'avait pas tout dit.
"Votre présence n'est pas dérangeante ; après tout, nous sommes dans une pièce commune. Il vient d'être fait, si vous en voulez." ajouta-t-il en désignant la valeureuse cafetière, avant de reporter son attention sur les paroles de Dorian...
... Ce qu'il ne regretta pas, car celui ci lui apprit des choses bien intéressantes, et doublement, en plus, parce que ce que Louise aimait encore moins que la compta, c'était quand il y avait du bordel incompréhensible dans la compta... Sans compter que c'était là une trèèès bonne idée de la part de Dorian, quand on vous dit qu'il est efficace ce petit. Enfin, ce grand.
"Une..."
Il avait été sur le point de lui répondre, lorsque l'Impassible dérailla, mais alors juste le temps de partir en vrille et de redescendre, et puis, de nouveau le calme plat. Louise qui ne s'y attendait pas en resta la tasse collée aux lèvres et les gestes suspendus durant deux ou trois bonnes secondes... Allez savoir pour Mikaël, mais en tous cas, lui ne s'en formalisa pas, puisqu'il acheva tranquillement sa phrase, en portant sa tasse à sa bouche d'une main, et cherchant le nouveau dossier de Dorian de l'autre.
"......C'est une excellente initiative que vous avez là, monsieur Martins, même si notre problème de plomberie s'étend, nous ne mettrons pas la clé sous la porte... Voilà votre prince." reprit il en faisant glisser jusque devant lui une mince liasse de feuillets où se mêlaient notes manuscrites et données saisies et imprimées, ainsi qu'un objet plat et rigide dont on sentait la présence et qui devait probablement être d'autres données stockées sur cd, le tout glissé dans une pochette sur laquelle une étiquette proclamait : V569PM8 James Sunderland. |
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Mikaël Syr Exécuteur Volontaire Spécial

Inscrit le: 05 Nov 2006 Messages: 29
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Posté le: Dim Nov 12, 2006 12:56 am Sujet du message: |
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Aux quelques mots de Mr Hardwich à son égard, lui assurant qu'il ne dérangeait pas, Mikaël tourna lentement la tête, histoire de plonger son regard aussi chaleureux qu'une tribu d'iceberg cannibales dans celui de son supérieur. Accompagnant le tout d'un sourire poli n'étant visiblement qu'une fragile façade d'amabilité, et quoi que cela ne lui fisse ni chaud ni froid, en fin de compte, d'être arrivé en pleine discussion importante ou pas, Mikaël répondit:
"Me voilà donc rassuré... Je veux bien un fond de café oui, merci..."
Un fond seulement... Plus, son organisme aurait du mal à supporter. Mikaël avait beau être adulte, son corps ne l'était pas, et qui plus est était malade... Alors autant dire que niveau café, alcool, et toutes ces choses là, il devait se limiter... Ce qui en fin de compte ne lui importait que peu, voire pas du tout. Ecoutant seulement distraitement les dires de Dorian concernant son actuelle mission, Mikaël s'avança jusqu'à la table, puisqu'on l'avait autorisé à rester. Prêt à s'asseoir, il fut cependant arrêté par quelque chose à laquelle il ne s'était pas attendu... Alias Dorian qui semblant perdre un instant son calme à toute épreuve déraillait quelque peu. Bien peu surpris en fin de compte - il en fallait beaucoup pour surprendre le jeune homme - il leva les yeux sur Dorian; l'écouta délirer, puis s'adresser à lui, sans se formaliser du ton employé, ni du soudain tutoiement qu'avait adopté celui-ci... En combien de morceaux avait fini sa dernière victime? Amusé, la question lui arracha un petit sourire en coin, sourire inversement proportionnel à la dite question en matière de délicatesse... Il ne se rappellait pas avoir vu très souvent Dorian se mettre dans cet état, mais dans tous les cas... Ce n'était pas sans intérêt! Cela dit pour répondre en toute franchise... C'est à dire que si Mikaël devait se mettre à compter les morceaux qu'il découpait dans ses victimes, véritables chef d'oeuvre éphémères de souffrances raffinées, il n'en avait pas fini. Celui-ci n'eut pas le temps de répondre que déjà Dorian reprenait, sur une remarque déjà nettement moins obligeante... Foutu Syr? Chaque fois c'est pareil? Changer de méthode? ...Que voulait-il dire par là exactement? Ses méthodes n'étaient-elles pas déjà assez variées, passant de la simple torture mentale à des tortures physiques tout aussi délicieuses que différentes, sans parler des divers mélanges des deux qu'il pouvait effectuer? Vraiment Mikaël ne comprenait pas... Si il avait eu un peu plus de fierté, et si il avait été si facilement touchable, peut-être aurait-il pu être vexé... Cependant, ce n'est qu'une seule et éphémère vague de contrarieté qui s'empara de lui, le temps de lui faire prendre une expression un tantinet lasse, un tantinet offusquée, tandis que son regard toujours aussi explicitement froid, prenant un air de naiveté malsaine voire dangereuse, se fixait dans celui de Dorian:
"Mais mes méthodes sont différentes à chaque nouvel essai, Mr Martins, navré pour vous si vous ne parvenez à en saisir la subtilité... Quant au nombre de morceaux constituant l'oeuvre finale, j'avoue ne pas les avoir tous comptés..."
Son sourire s'élargissant un instant, faussement sympathique... puis disparaissant complètement de son visage, laissant place à un masque d'antipathie naturelle qui aurait pu donner l'impression qu'une bourrasque d'air glacial made in pôle sud s'était engouffrée par la porte traîtreusement... Mikaël finit par prendre une chaise, ainsi qu'il l'avait prévu, puis par s'y hisser comme il le pouvait, avant de s'y asseoir en silence, laissant Mr Hardwich continuer de parler de problèmes de plomberie, le laissant charger Dorian d'une nouvelle mission... Pas que cela ne l'intéressait pas mais... un peu tout de même, il fallait avouer. Après tout il ne fallait pas oublier que Mikaël était quelqu'un de complètement détaché... Triturant distraitement de ses petits doigts fins le gros noeud de satin rouge de son nounours attitré, Mikaël laissa son regard se perdre sur les deux autres, regard n'exprimant pas plus que sa sombre démence, que son flegme étrange et cruel habituels... Il n'avait pas à intervenir dans ce que Dorian et Mr Hardwich disaient. Ainsi attendrait-il soit qu'on s'adresse à lui, soit qu'on lui laisse faire son rapport à l'oral, ainsi qu'il l'avait prévu et préférait faire généralement... |
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Dorian Martins Disparu(e)

Inscrit le: 02 Nov 2006 Messages: 20
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Posté le: Dim Nov 12, 2006 4:25 pm Sujet du message: |
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Dorian avait développé quelques petite menues manies discrètes: compter et changer d'humeur. A présent, Mikaël et Louise avait pu voir la seconde, sans pour autant que la première ne soit pas présente. Et heureusement, ils ne s'en formalisèrent pas.
Le patron de Dorian stoppa juste sa phrase, qu'il reprit un peu plus tard. Il le remercia et lui envoya le dossier de sa prochaine cible. Intéressant.
" Les sommes versées ne seront pas substantielles: je crois qu'il nous faudra continuer à travailler. Ce que l'on fait avec un sincère plaisir, croyez-moi. "
Impatient d'en savoir plus, Dorian ouvrit le dossier et écarta divers feuillets appartenant à Mr Hardwich, pour y étaler les différents documents concernant la cible n°V569PM8. Mais à peine eut-il le temps de se plonger dedans qu'il tilta que Mika avait parlé. Ah oui, c'est vrai, il était là.
" Pardonnez mon emportement. Je trouve toujours les amateurs d'hémoglobine fascinants. "
Dorian se tourna vers Mr Syr, et contre toute attente, il lui lança un chaleureux sourire. Comme quoi ce Martins était capable de tout, et c'était bien la son avantage: être totalement imprévisible. Il vit alors une tasse de café, servie depuis un moment par Mr Hardwich, et il se décida à y tremper les lèvres. Comme la plupart des gens, Dorian avait besoin de sa tasse de café pour se réveiller le matin, mais n'était pas assez amateur de ce liquide brun pour en boire à un autre moment qu'au petit-déjeuner. A l'occasion, à la fin d'un repas, ou bien quand on le lui en proposait gentiment. Louise était gentil.
Après ce petit interlude de rien du tout, Dorian, maintenant plus sérieux, bien qu'heureux à l'idée d'avoir une nouvelle cible en vue, se replongea dans le dossier. Sunderland James, vingt-trois ans, tueur à gages. Oh, de la concurrence. Tout jugement subjectif mis à part, Dorian sentait qu'il allait s'amuser à neutraliser un mercenaire du meurtre avec comme couverture la famille modèle par excellence. Dorian nota quelques petits renseignements utiles, mais il manquait là au moins la moitié de ce qu'il voulait savoir. Et puis, là comme ça... face à un tas de documents, l'exécuteur n'avait pas de plan. Il lui fallait rencontrer ce James, au moins une fois, en tant que simple passant, livreur de pizza ou alors...
Séduire sa femme pour entrer chez lui. Placer des micros et des caméras miniatures après avoir endormi ladite femme avec du chloroforme. Fouiller dans la maison, chercher des papiers, des contrats, n'importe quoi. Et surtout: surveiller son compte. Ne pas faire parvenir les cachets, lui couper toute ressource. L'humanité aura beau dire ce qu'elle veut, le matérialisme est l'une de ses caractéristiques principales: sans argent, on n'est rien paraît-il. Dorian devrait refuser toutes les entrées d'argent de James, et s'il avait un coffre à domicile, le forcer. Hmm, non pas très subtil. Cette solution, contrairement au cas Rebecca McCallum, n'allait pas pouvoir se résoudre uniquement sur la question de l'argent. Si cette dernière était capable de suicider avec comme prétexte un découvert ressemblant à un gouffre, Dorian ne serait pas capable d'endetter James à ce point. Non, Martins allait devoir le discréditer, faire foirer ses contrats, lui en proposer de faux, et peut-être liquider ses indics. Dorian savait comment fonctionnait le métier: il avait le même. Que le plus malin gagne!
Dorian afficha un sourire narquois et moqueur, et referma le dossier, en rangeant minutieusement tous les documents. Un air satisfait apparu sur son visage, qu'il tourna vers Louise Hardwich:
" Le dossier devrait être bouclé à moyen terme. Je dirais dans quelques mois. Je ne suis pas réputé pour ma rapidité, et j'espère ne pas vous décevoir sur ce point. Quoique, dans l'urgence, je sais aussi me débrouiller. Je devrais faire un stage avec Mr Syr, peut-être qu'il m'expliquera. "
Un nouveau sourire, cette fois plein de cruauté et de sadisme: il avait pensé ce qu'il venait de dire, mais doutait fortement de la réponse de Mika. Ce môme était original et intéressant, mais peu causant et solitaire. Comme lui au fond. _________________ Du bist was du isst... |
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Louise Hardwich Fondateur de Bassuru Cie ~ Admin

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 123
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Posté le: Lun Nov 20, 2006 4:40 pm Sujet du message: |
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(chuis désolée pour le délai)
Louise repoussa légèrement sa chaise et se leva afin d'aller chercher la tasse de café qu'il avait proposé à Mikaël. Juste un fond... Oui, il aurait dû y penser, en effet, son corps d'enfant devait avoir du mal à supporter la caféine... L'ennui, c'est qu'il n'y avait rien d'autre, ici. C'était certainement l'occasion de commander du thé léger et du café décaféiné. Oh, pas que Louise était une mère poule qui couvait son équipe, loin de là, mais son affaire tournait, il avait de bons éléments et tenait à ce que ces derniers se sentent parfaitement bien à l'agence. C'était cela qui lui fit avoir de telles pensées au sujet du... café.. alors qu'il remplissait la tasse destinée à Mikaël à un peu moins de la moitié de sa contenance...
Voilà, c'était un gros fond, mais après tout, il n'était pas obligé de tout boire. Alors qu'il versait, il s'amusa intérieurement de la protestation de Mikaël et de la réponse de Dorian Martins. Les amateurs d'hémoglobine... Oui, c'était vrai.. Ces deux là étaient d'authentiques amateurs d'hémoglobine, et Louise évitait souvent, simple mesure de prudence, de lire leurs rapports en déjeunant.
Revenant à la table, il posa ta tasse à demi remplie près de Mikaël, et jeta un coup d'oeil à Dorian tout en s'asseyant, Dorian qui venait de s'apercevoir visiblement que la sienne était présente depuis un moment... Et qui ne disait plus rien maintenant. Le long moment mis à profit pour feuilleter le dossier "James Sunderland", peu avant, fit envisager à Louise la possibilité qu'il était en train d'y réfléchir. Et en effet, lorsque Dorian reprit la parole, ce fut pour évoquer ledit dossier. Louise ne put s'empêcher de contempler durant quelques secondes le sourire qui s'étalait sur les lèvres de son vis-à-vis.
Un nouveau contrat, ou on pouvait aussi dire : un type sur lequel s'acharner, et Dorian souriait aussi largement qu'un gosse devant le sapin de Noël après le passage du gros mec en rouge. Sauf que ce sourire-là n'avait rien d'enfantin ou d'émerveillé. Louise redescendit sur terre pour analyser ce que venait de dire l'homme.
Il donnait déjà une estimation ? Quelques mois... Oui, il travaillait en longueur, mais c'était plutôt un point positif concernant les affaires qu'il traitait généralement.
"Vous avez carte blanche. Notre client n'est pas pressé, en revanche il exige une totale réussite à terme... ce dont il n'y a pas à douter, n'est ce pas... Je vous réclame aussi des rapports fréquents. J'ai eu l'occasion de croiser votre nouvel oiseau ; il est horripilant."
Louise esquissa un geste en direction du dossier, pour lui signifier qu'il avait ajouté une note à ce sujet quelque part dans les documents et photos qui s'y trouvaient. Le reste l'étonna un peu, et il ne rebondit pas dessus, tenant beaucoup à savoir quelle serait la réaction de Mikaël Syr.
Est ce que par le plus grand des hasards, Dorian faisait une proposition implicite pour travailler avec lui à telle ou telle occasion ?
Si cétait bien cela, et si Mikaël acceptait, Louise suivrait cela d'un peu plus près qu'à son habitude. Non qu'il pensât que un agent digne de confiance plus un agent digne de confiance égale un tandem pas du tout digne de confiance, mais tout d'abord, il y avait la curiosité de savoir ce que pourrait bien donner un tel duo, deux assassins dans l'âme, et une âme bien solitaire, bon, si l'on exceptait Monsieur Pompon du côté de Syr, bien sûr... Et peut-être aussi pour s'assurer qu'Alien et Predator n'allaient pas laisser le boulot de côté pour s'entretuer à mi-chemin. |
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Mikaël Syr Exécuteur Volontaire Spécial

Inscrit le: 05 Nov 2006 Messages: 29
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Posté le: Lun Nov 20, 2006 8:02 pm Sujet du message: |
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Mikaël attendait tranquillement sur sa chaise depuis un petit moment seulement, lorsqu'il remarqua Dorian s'adressant de nouveau à lui... Tournant lentement la tête de manière à focaliser sa vision sur son interlocuteur, et non sur la table ou encore le col de sa chemise version "floutée", Mikaël accueillit ses excuses en silence, avant de répondre sur un ton déférent, sans pour autant se remettre à sourire - chose inutile selon lui, en vue de la situation.
"Inutile de vous excuser, je n'en prend pas ombrage."
Ce qui était tout à fait vrai, Mikaël ayant déjà presque oublié la remarque plus ou moins "vexante" qu'avait pu lui faire Dorian peu auparavant, dans sa saute d'humeur... De savoir que ce dernier appréciait les caractères sanguinaires ne lui faisant ni chaud ni froid - après tout, en quoi cela pourrait-il lui importer? - Mikaël ne répondit rien à cela, se contentant de fixer Mr Martins et son sourire soudain sans tilter, sans même se laisser surprendre par cet inattendu revirement. L'idée ne l'effleura même pas de le lui rendre par politesse, son cerveau s'étant finalement décroché du mode "je fais attention à mon comportement" le temps d'une pause bien méritée. Mr Hardwich revint de son "expédition café", posant une tasse largement assez remplie pour lui sur la table. Posant un regard neutre sur cette dernière, il hocha brièvement la tête en guise de second remerciement, puis pris l'anse du récipient entre deux doigts, avant de le porter délicatement à ses lèvres, et, fermant les yeux, d'humer son alléchante odeur, puis d'en prendre une petite gorgée brûlante... Délicieux. Pas que Mikaël fut un grand amateur de café, mais il était vrai que mêler son goût puissant aux relents amer d'une quelconque marée sanguine à laquelle il aurait eu l'occasion de goûter précédemment était très loin de lui déplaire... C'était toujours un très agréable moment.
Laissant naître un sourire léger, tout aussi solitaire qu'angoissant, sur ses lèvres d'innocente, Mikaël rouvrit les yeux pour les poser sur Dorian, toujours en train de parler... Il eut le temps de reposer sa tasse encore bien pleine, puis accrocha aux propos de Dorian lorsque celui-ci se remit à parler de lui... un stage avec Mikaël? Lui expliquer? Singulière idée que Dorian avait là... Mikaël n'avait jamais eu d'autre partenaire que Monsieur Pompon, qui était plus un outil qu'autre chose à ses yeux, et n'en avait aucunement besoin, même dans le cadre d'un simple essai... Cela risquait de le déranger plus qu'autre chose, voire de l'agacer, d'autant qu'il était loin d'être sûr que Dorian et lui seraient capables d'être "complémentaires" sur le terrain, à supposer que Mikaël put être complémentaire à qui que ce soit, si ce n'est son rat... Cela dit... Cela n'ouvrait-il pas à d'intéressantes perspectives? A des possibilités de jeu qui, travaillant seul, lui étaient fermées? Moui... Mikaël était fort sceptique, mais après tout, on ne risquait rien à essayer... Après tout il avait tout son temps; toute sa vie, pour rattrapper ce moment de plaisir solitaire manqué.
Laissant Mr Hardwich finir de parler, Mikaël garda le silence, puis une fois le calme revenu entreprit de répondre à la proposition de Dorian, lui retraçant sans vergogne et sans tact inutile l'évolution de ses réflexions, tout en se penchant pour reprendre sa tasse:
"Un stage avez-vous dit... Idée amusante, quoi qu'assez curieuse... J'ai beaucoup de doute concernant la pertinence d'une telle entreprise, d'autant que je n'apprécie guère de ne pouvoir travailler de façon parfaitement individuelle... Cela dit à bien y réfléchir, cela pourrait donner naissance à certaines variantes..."
Il marqua une courte pause, le temps de prendre une gorgée de café et de trouver le mot juste, qui sur l'instant lui échappait. Le sourire un tantinet carnassier qui n'avait pas quitté son visage depuis la première gorgée se ravivant, il conclut:
"... intéréssantes."
Sans quitter Dorian de son regard froid et tout à la fois perçant, il passa une petite langue rose et vicieuse contre sa lèvre inférieure sur laquelle s'était déposé un ichor de nectar sombre, puis il se tut, laissant aux autres le loisir d'observer - ou pas - le contraste marquant qu'il incarnait... si naturellement. |
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Dorian Martins Disparu(e)

Inscrit le: 02 Nov 2006 Messages: 20
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Posté le: Ven Nov 24, 2006 10:57 am Sujet du message: |
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Apparemment calmé, Dorian pouvait se concentrer à élaborer un plan d'attaque. Car aborder une cible avec ses méthodes n'était pas aussi simple que de prendre une hache et de le réduire à l'état de pulpe sanguinolente. Dorian n'aimait pas les effusions de sang. Il était plutôt du genre 'travail propre', sans trop de bruit, ni trop de taches. A vrai dire, on pouvait aisément affirmer que Dorian ne tuait que 5% de ses cibles de ses propres mains. La plupart d'entre elles finissaient en hôpital psychiatrique, en prison, où Dorian s'arrangeait pour qu'on les liquide, ou se tuaient elles-mêmes après quelques mois de traitements. Rebecca McCallum finirait certainement de cette manière là, Martins était prêt à le parier.
Parce que Dorian était un chieur en série. Il était du genre espion, voyeur, fouineur, fouteur de merde. Limite une seconde nature chez lui, qu'il arrivait cependant - et heureusement - à contrôler. Au boulot, il était plutôt facile à vivre, la plupart du temps agréable à côtoyer, quand il n'avait pas ces stupides crises d'humeur. Mais dans son quartier... Il pouvait savoir ce qu'il voulait sur n'importe qui, et avait un don pour utiliser les points faibles des gens. Dorian Martins pouvait déclencher une troisième guerre mondiale, s'il lui en prenait l'envie et le temps. De la patience, il en a à revendre!
Louise Hardwich lui affirma qu'il avait carte blanche pour Sunderland. Bon point, ça allait être amusant, donc! Il pourrait mettre au point une technique d'approche, une d'attaque et d'une achèvement. Techniques foncièrement différentes, mais qui résumaient bien l'esprit méthodique de Dorian. Pour lui, neutraliser une cible était comme faire la cuisine: on préparait les ingrédients, on cuisinait le tout, et on pouvait enfin les manger, sans que le homard ou le crabe ne nous attaquent...
Dorian ne prêtait qu'une oreille distraite quand Louise ajouta un commentaire personnel sur sa cible: il l'avait donc déjà rencontré! Horripilant? Hmm, voyons voir ça... Dorian rouvrit le dossier, et chercha la note. Il la lut rapidement, et hocha la tête. Il était froid, et désagréable. Ce ne devait pas être trop dur de le provoquer, ou simplement de l'énerver un peu trop. Dorian devait se servir de ça! Sans attendre, l'exécuteur sortit un blocnotes et un crayon de son attaché-case pour griffonner.
| Citation: | James Sunderland
23 ans
Marié + enfants
Grincheux froid susceptible
N° de compte inconnu
Chercher antécédents judiciaires |
En clair, c'était tout ce que Dorian faisait à chaque fois. On pouvait ne pas le croire, mais chercher des antécédents judiciaires pouvait être très utile: le faire de nouveau coffrer pour un acte similaire, dans un superbe coup monté, mettre en relief un défaut de procédure et l'accuser de corruption ou pire... le faire rejuger, et s'arranger pour qu'il tombe avec de fausses preuves. Dorian adorait faire ça! Ouais, c'était plutôt jouissif!
Il était tellement excité par son nouveau dossier, qu'il n'entendit presque pas Mika lui répondre avec classe et élégance qu'il ne lui en voulait pas pour sa saute d'humeur imprévue et incontrôlée. Mais ce dernier lui répondit également concernant le stage que Dorian avait lancé comme pour blaguer. Certes, ce serait une expérience jamais tentée, et cela pouvait bien comporter quelques risques. Et puis, Dorian et Mikaël étaient habitués à travailler seuls, comme ce dernier le fit remarquer. D'une voix nasillarde qui ne lui ressemblait pas vraiment - mais qu'est-ce qui pouvait bien lui ressembler? - Dorian lui répondit:
" Oui, des variantes pourraient être amusantes, mais il ne faudrait pas oublier que la cible est la cible, et que notre boulot n'est pas de nous entretuer. Je dis ça car... je suis sûr que vous en seriez capable. "
Martins sourit, et s'accorda avec lui-même sur le fait que travailler avec quelqu'un comme Mika pouvait être trèèèès dangereux! Il tourna ce même sourire vers Louise, et lança aux deux personnes présentes, d'une voix cette fois aiguë et joyeuse, comme celle d'un enfant à l'aube du 25 décembre:
" Bien! Si vous avez quelque chose d'autre à ajouter je vous écoute! Sinon, je suis dans la salle informatique!!! J'ai jamais été aussi excité à l'idée de bosser... Yahou!!! "
Il rangea rapidement ses affaires, et se leva en trombe, le dossier sous le bras. D'un geste presque brusque, il finit sa tasse de café et lança un clin d'oeil à Louise:
" Parfait ce café! ^^"
Et il commença à se diriger vers la porte de la salle... _________________ Du bist was du isst... |
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Louise Hardwich Fondateur de Bassuru Cie ~ Admin

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 123
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Posté le: Jeu Déc 07, 2006 12:17 am Sujet du message: |
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Louise porta à nouveau sa tasse à ses lèvres, et absorba une gorgée du liquide noir, tout en reportant son attention sur les feuillets qu'il avait étalés devant lui, sur la grande table. Il se remit à ses documents, mais gardait une oreille fort attentive aux négociations entre les deux hommes.
Oui, vraiment, garder un oeil sur un éventuel tandem s'avérait aussi important au niveau prévention de catastrophe qu'au niveau intérêt...
Les paroles de Mikaël manquèrent de peu de lui arracher un sourire lorsqu'elles parvinrent à ses oreilles... Celles de Dorian achevèrent de le conforter dans ses prévisions... Bon, il verrait bien ce que ça donnerait, n'est ce pas ?
En tous cas, il avait l'impression que ce nuveau dossier confié au banquier à la double vie le motivait tout autant... peut être même plus que celui qu'il traitait ces temps-ci. Il l'avait vu prendre immédiatement des notes et feuilleter le dossier de James Sunderland sans perdre de temps...
Mais voilà que Mr Martins les abandonnait, frétillant d'aller accomplir une nouvelle page de sa mission, et pfou !! avec quel entrain ! Louise n'espérait qu'une chose à ce stade, c'était que les plombiers qui devaient arriver imminemment auraient le même coeur à l'ouvrage que celui que l'exécuteur volontaire spécial Dorian Martins montrait en ce moment.
Et il eut même droit à un compliment sur son café, ce qui valut à son auteur une réponse amusée.
"Au plaisir de vous en refaire."
répondit il en guise de remerciement à l'appréciation qu'émit Dorian avant de tourner les talons. Il ne chercha pas à retenir l'homme, ne voulant pas couper celui-ci dans son formidable élan désireux de besogne. Déjà que le Dorian était un bourreau de travail, il était intéressant de le laisser exploiter ce genre de pulsion. Le sieur Hardwich n'allait certainement pas se plaindre que son équipe soit en proie à ce genre de frénésie ! Il adressa un hochement de tête souriant à Dorian, assorti d'un regard enthousiaste et encourageant - motiver les troupes !
Puis, repoussant une nouvelle fois ses dix tonnes de papiers - ou du moins c'était ce qui lui semblait se trouver devant lui - il tourna les yeux vers Mikaël Syr, s'efforcant de le regarder lui tout en lui parlant, et non pas le nounours qui l'accompagnait. Il ne nourrissait pas particulièrement d'animosité ni même de méfiance envers Monsieur Pompon, ni l'officiel, ni l'officieux, mais il fallait bien avouer que la bestiole avait une relation des plus étranges avec Mikaël : quel rat accepterait de squatter en permanence un ours en peluche pour les beaux yeux d'un type, même d'un type aussi singulier que son propriétaire, grimé en petite fille à la perfection innocente.
"A ce propos, mr Syr, vous aviez quelque chose à me dire en entrant, non ?" |
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Mikaël Syr Exécuteur Volontaire Spécial

Inscrit le: 05 Nov 2006 Messages: 29
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Posté le: Mer Déc 13, 2006 9:27 pm Sujet du message: |
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Quelques instants passèrent avant que Dorian ne lui réponde... Les paroles de l'homme le firent sourire. Amusé, Mikaël ferma les yeux le temps de reposer sa tasse... Oui. Dorian n'avait pas tout à fait tort de se méfier... Pas du tout même. Mikaël était parfaitement capable de s'en prendre à sa personne si il le souhaitait, Mr Martins l'avait bien deviné. Après tout, il n'avait aucune fierté... Son professionnalisme n'était qu'une façade, qu'il gardait levée pour la seule et unique raison que cela l'arrangeait. Si Mikaël avait pour une raison ou pour une autre eut voulu tuer Dorian Martins, certainement aurait-il profité d'une occasion de ce genre pour le faire. Cela dit, il n'avait aucune raison de commettre un tel acte, et il n'en avait aucune envie... pour l'instant. Son collègue n'avait pas raison de s'inquièter pour le moment. Mikaël se décida à le lui préciser rapidement:
"De nous entretuer dites-vous? Si cela peut vous rassurer, je n'y vois aucun intérêt..."
Et toujours souriant de manière pâle et plutôt froide, il releva la tête. Dorian se tourna vers Mr Hardwich, ce avant... eh bien ce avant de changer une nouvelle fois de comportement - ce qui ne parvint à étonner Mikaël cette fois - et de prévenir de son départ imminent. Si ils avaient quelque chose à ajouter? Ce n'était pas le cas de Mikaël déjà... Il laissa Louise répondre à Dorian, puis entreprit juste de saluer poliment le départ de l'exécuteur d'un léger signe de tête, et d'une réplique distinguée:
"Eh bien à plus tard, Mr Martins... J'ose penser que nous nous reverrons bientôt, lorsqu'il sera question d'organiser décemment ce fameux "stage" dont nous parlions."
Et de se désintéresser de Dorian, avant de se tourner vers Louise, Louise qui après avoir repoussé l'espèce d'effrayant monticule de feuilles se trouvant devant lui s'adressa à sa personne... Certes. Mikaël avait quelque chose à dire à Mr Hardwich en entrant, il ne l'avait pas perdu de vue... Il semblait bien que le moment soit enfin venu pour lui d'aborder le sujet. Un bref et délicat sourire, pour mieux approuver, tandis qu'il hochait légèrement de la tête, puis il répondit:
"C'est exact. Vous m'avez hier même chargé d'un dossier urgent, relativement délicat... Je voulais vous prévenir du fait que j'en avais fini avec ce dernier."
Il s'arrêta un bref instant, prit sa tasse de café, la termina sans se presser, puis la reposant se remit à fixer Louise, sans ciller.
"Mr Flynn souhaitait que la victime survive, mais qu'elle ressorte fort marquée physiquement comme psychologiquement de l'agression... Il a aussi fait part de son voeu de la voir humiliée publiquement, sâchant que notre dite victime était - et est toujours - une personnalité relativement connue de cette ville, et d'ailleurs... Tout s'est déroulé comme prévu. Mr Klein est un homme politique possédant un nombre conséquent d'ennemis; autant dire qu'il fait en sortes de se protéger au mieux de ce fait... Infiltrer son hôtel et éviter de paraître suspect aux gardes postés dans la partie commune de ce dernier fut un véritable jeu d'enfant..."
Son sourire s'élargit un instant, dans un tic nerveux... Sans marquer de temps d'arrêt il continua:
"... La découverte d'un cadavre égorgé dans les toilettes de l'établissement a créé assez d'agitation pour que je puisse me permettre de faire quelques remous ailleurs... Il m'a suffit de profiter de l'inattention des deux gardes à l'entrée de la chambre pour les endormir, puis pour les égorger, tout comme le premier leurre utilisé. Je m'étais à vrai dire attendu à avoir affaire à quelques autres gêneurs... cela dit la chambre était vide de toute présence, si ce n'est celle de notre Mr Klein... J'ai pris bien garde de le vérifier tout d'abord avant de le rencontrer, puis après l'avoir paralysé. Après l'avoir soulagé de quelques parties de son corps dont certaines spéciales - vous donner les détails à l'oral serait trop long il me semble - je l'ai laissé baigner dans son sang, quoi que m'étant assuré qu'il tiendrait assez longtemps pour qu'on puisse l'emmener et le soigner avant qu'il ne décède suite à ses blessures. Sans doute croira t-on à un meurtre raté... Avec le produit que je lui ai injecté dans le sang, ses souvenirs seront assez précis pour rester bouleversants mais trop flous pour qu'il se souvienne de moi... Je peux donc être assuré ou presque que personne ne pensera à me suspecter."
Mikaël s'arrêta, levant un instant les yeux, pensif... Y avait-il quelque chose à rajouter, là, maintenant, tout de suite? Non... Autant laisser les détails crus au rapport qu'il aurait à rédiger. Mr Hardwich en savait a priori assez pour le moment. Si ce dernier voulait une précision, il n'avait qu'à la demander, et Mikaël la lui donnerait. Toujours souriant, passant une main sur le ventre soyeux de Monsieur Pompon, triturant son doux poil synthétique, il conclut, avec légereté:
"Voilà... Il me semble en avoir assez dit; les détails viendront à l'écrit. En attendant me voici de nouveau libre."
Libre, et prêt à à agir... Totalement prêt à tuer. Mikaël n'attendait que cela, à vrai dire... Y aurait-il une mission pour lui ce jour, cependant? Il pouvait toujours espérer... |
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